John Frederick Lewis – Temple of Edfou, Upper Egypt
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Dans cette composition, lœil est immédiatement attiré par la masse imposante dune structure rectangulaire, dominant la perspective. Cette construction, dune hauteur considérable, semble se dresser comme un monolithe, son architecture angulaire et répétitive suggérant une fonction sacrée ou cérémonielle. La couleur ocre, chaleureuse et légèrement terne, lui confère une impression de permanence et dancrage dans le paysage.
Lartiste a choisi de la placer légèrement décentrée, laissant une portion importante du papier inoccupée à sa droite. Cet espace vide, loin dêtre négatif, renforce limpression disolement et de monumentalité du bâtiment. On perçoit, en arrière-plan, une étendue de terre aride, ponctuée de quelques arbres épars et de ce qui semble être une agglomération de bâtiments plus modestes. Cette ligne dhorizon, traitée avec légèreté, suggère un paysage vaste et infini.
Au premier plan, on distingue des silhouettes humaines, réduites à létat de simples points dans lensemble. Leur présence, bien que discrète, est essentielle : elle permet de saisir léchelle de la construction et souligne son caractère impressionnant. Les quelques vestiges de structures architecturales plus anciennes, en partie effondrées, se dressent à gauche, témoignant du passage du temps et de lusure des siècles.
La palette de couleurs est restreinte : des tons ocres, sableux et brun se mêlent à des touches de bleu clair dans le ciel. Cette sobriété chromatique accentue laustérité du lieu et renforce latmosphère de contemplation. Le trait, rapide et esquissé, est caractéristique dune étude sur le motif, privilégiant lexpression de linstant à la minutie du détail.
On peut déceler dans cette œuvre une interrogation sur le rapport entre lhomme et la nature, entre le monumental et léphémère. Le bâtiment, symbole de la puissance et de la permanence, se dresse face à un paysage rude et implacable, tandis que les figures humaines, symboles de la fragilité et de la transience, semblent sincliner devant sa grandeur. Il y a là une évocation silencieuse de la grandeur passée, des civilisations disparues, et de la complexité de l’histoire humaine. Lensemble respire un sentiment de solitude et de recueillement, invitant le spectateur à la méditation.