Liechtenstein Museum – Jusepe Ribera - St. Bartholomew
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On observe ici une figure masculine, présentée en buste, baignée dans une lumière dramatique et intense. Léclairage, typique du caravagisme, est concentré sur le visage et le torse, laissant le reste de la composition plongé dans une obscurité profonde. Cette lumière souligne lexpression de souffrance et de résignation qui caractérise le sujet.
Lhomme est âgé, le visage marqué par les rides et les traits tirés témoignent dune vie difficile et dune douleur intérieure. La peau est pâle, presque cireuse, accentuant limpression de fragilité et de vulnérabilité. La barbe blanche et clairsemée encadre un visage où lon peut lire une profonde tristesse, voire un désespoir silencieux. Ses yeux, fixant un point invisible, semblent empreints dune acceptation amère de son destin.
Il est drapé dun tissu blanc et informe, à peine capable de dissimuler la maigreur de son corps. Ses mains, nouées et serrant un objet métallique brillant, semblent chercher un soutien, une protection. Cet objet, que lon devine être un couteau, est lélément central de limage et suggère une violence imminente, une mort violente.
Lattitude générale du personnage est celle dune résignation pénible. Ses épaules sont affaissées, son corps se replie sur lui-même comme pour se protéger dune menace. On ressent une tension palpable, une attente douloureuse.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette œuvre. Au-delà de la représentation dune figure humaine souffrante, on perçoit une méditation sur la condition humaine, sur la fragilité de la vie, sur la douleur et la mort. L’intensité du clair-obscur et l’expression du visage renvoient à une dimension spirituelle, à la notion de sacrifice et de foi. L’objet tenu dans les mains laisse présager un acte de violence, mais suggère également une acceptation stoïque de son sort, voire une forme de rédemption à travers la souffrance. La composition, centrée sur le corps du sujet, renforce l’idée d’une introspection, dune plongée dans les profondeurs de lâme humaine.