Beryl Cook – A37 Bouncers
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L’œuvre nous présente une scène singulière, peuplée de personnages aux traits volontairement caricaturaux. On distingue en premier plan quatre individus, dont trois semblent être des employés dun lieu de divertissement, reconnaissables à leurs tenues formelles : des pantalons sombres, des chemises blanches et des nœuds papillon. Ils sont tous chaussés de chaussures de ville noires, impeccables. Le premier homme, de stature imposante, tend un bras devant lui, la paume de sa main ouverte, un geste clair dinterdiction. Le second, plus corpulent, bloque le passage, son corps massif constituant un obstacle tangible. Le troisième, à droite, semble surveiller la scène avec une expression impassible.
Au centre, une jeune femme, vêtue dune robe à motifs floraux et chaussée de talons hauts orange, tente de passer. Son expression est difficile à cerner; elle semble à la fois résignée et légèrement frustrée. Une cigarette est serrée entre ses doigts, ajoutant une touche de nonchalance à sa posture. Derrière elle, un homme au visage allongé et aux yeux exorbités semble observer la scène avec curiosité, presque avec une pointe damusement.
Larrière-plan est minimaliste, limité à un rideau sombre qui suggère un espace clos, potentiellement une salle de spectacle ou un club. Labsence de détails dans larrière-plan concentre lattention sur les personnages et leur interaction.
Lœuvre semble interroger les dynamiques de pouvoir et les frontières sociales. Le geste de refus du premier homme symbolise une exclusion, une barrière érigée entre l’intérieur et l’extérieur. On peut y voir une critique implicite des systèmes de contrôle et de surveillance, et plus largement, des mécanismes de sélection et de jugement qui régissent l’accès à certains espaces et à certaines expériences. La jeune femme, à la fois séduisante et vulnérable, est confrontée à cette autorité. Son allure, bien que sophistiquée, ne suffit pas à la faire passer.
Le traitement humoristique, presque grotesque, des personnages, avec leurs proportions exagérées et leurs expressions figées, contribue à leffet satirique de l’œuvre. Lartiste ne cherche pas à offrir une représentation réaliste, mais plutôt à provoquer une réflexion sur les codes sociaux et les comportements humains. Lensemble évoque une atmosphère de tension contenue, où lhumour et le malaise se côtoient.