BELYUKIN Dmitry - White Russia. Outcome
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COMMENTAIRES: 9 Ответы
Oui, je me suis déjà présentée. LA PLUS BELLE PEINTURE, QUELLE PROFONDEUR DÂME, DE CONNAISSANCE DES HOMMES ET DAMOUR POUR EUX!!!
Quittant la Patrie, faisant ses adieux au dernier territoire de lEmpire russe dans lespoir dun retour, ils contemplaient sans détour les rives qui séloignaient lentement, emportant avec eux le trésor de lâme ancestrale vers linconnu des distances et du temps. Et chaque bouche, quittant ce voyage vers nulle part, murmurait probablement pour elle-même : Adieu Russie...
La dernière fois, le port de Novorossisk en 1920 a fait ses adieux aux Cosaques, avec leurs décorations de Saint Georges sur la poitrine, des armes à la main : fusil, sabre et fouet.
Des années sanglantes, de troubles et doubli,
Ne maudissons pas lexil...
Возрождение не за горами!
Они сами довели Россию до этогою а за все надо платить
Dans les yeux de tous les passagers du bateau, on pouvait lire un sentiment dabandon et labsence de tout espoir quant à cet avenir dont ils rêvaient autrefois. Même le regard de lofficier debout au milieu exprime une nostalgie pour la vieille Russie, que lui et ses compagnons ont perdue. Les mouettes qui volent dans le ciel et se répondent par des cris mélancoliques symbolisent clairement ce qui a été perdu, et qui est désormais irréversiblement perdu.
Это трагедия России для тех кто уходил и для тех кто оставался
La tragédie du pays, incarnée par lartiste : la dimension spirituelle de la société seffaçait, une invasion du marxisme matérialiste prenait place. Pourtant, Marx considérait la Russie et les peuples slaves comme sales et barbares. Lhistoire a prouvé qui avait raison. Le tableau est empreint dune immense douleur pour son pays.
они на то заслужили
Nous sommes désormais une assemblée disparate,
Dun ordre déchu,
Abandonnés, maudits, oubliés,
Nous ne sommes pas un peuple,
Il est aussi un mystère pour nous,
Un secret dissimulé sous nos apparences.
Nous avons été rejetés,
Lhistoire a rendu son verdict,
Elle a jeté par-dessus bord lespoir des rêves,
Ce conte enchanteur,
Brûlé comme un manuscrit,
A transformé la vie en une étrange tragédie.
Il ny a plus despoir,
Vaincu par le désespoir, -
Un silence de faiblesse, un mutisme de haine,
Un ermite,
Avec une attente condamnée,
Sera maladroit dans cette terre étrangère.
Le chemin qui soffre à nous,
Sans repos, sans paix,
Nous ne trouverons nulle part de refuge,
Il ne reste quà regretter,
À organiser notre existence comme on peut,
Et à être à jamais séparés de la terre natale.
Adieu, pardonne-nous,
Bien-aimée, patrie,
Tes fils tont abandonnée en te maudissant,
Nous allons séjourner
Loin des rives de notre pays,
Que nous avons appelé foyer sans lapprécier.
/AK/
Dmitri Belioukine / Biélaïa Rossiia. Exode. 1992.
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Le tableau dépeint une foule compacte, ammassée sur le pont dun navire. Latmosphère générale est celle dun déplacement, dune transition forcée. Le ciel, dun gris uniforme, ne laisse présager aucun répit, accentuant un sentiment dincertitude.
Lagencement des personnages révèle une stratification sociale claire. On distingue en arrière-plan une rangée de figures en uniforme, suggérant lautorité militaire, voire administrative. Ces personnages, drapés dans des vêtements sombres, affichent une posture légèrement détachée, comme spectateurs dun drame qui les dépasse.
Au premier plan, la diversité des apparences et des vêtements témoigne dorigines variées. On y voit des individus vêtus de costumes bourgeois, des femmes élégantes, mais aussi, et surtout, des figures plus modestes, habillées de manière plus simple, voire misérable. Lhomme à la longue barbe blanche, au centre de la composition, se distingue par son habit religieux. Il est représenté dans une posture de résignation, les mains jointes devant lui, comme perdu dans une profonde méditation ou dans la prière. Il est le point focal de lœuvre, attirant immédiatement le regard.
Les valises, les malles et autres effets personnels, éparpillés sur le pont, sont autant de symboles du déracinement et de la perte. La pile dobjets au premier plan, à droite, renforce lidée dun voyage précipité, où lon na pas eu le temps de sorganiser.
L’ensemble de la scène évoque un exode, une fuite. Le contexte historique suggère que ces individus sont probablement des réfugiés, contraints de quitter leur foyer. Lexpression des visages, souvent mélancolique ou résignée, trahit le poids de cette situation.
L’artiste ne cherche pas à glorifier le voyage ou le destin. Au contraire, il explore les conséquences humaines de ladversité, dépeignant avec réalisme la détresse et lincertitude qui marquent le quotidien de ces personnes déracinées. L’œuvre est empreinte dune certaine compassion et dune profonde réflexion sur la condition humaine face aux bouleversements politiques et sociaux.