Orest Adamovich Kiprensky – Portrait of the Abbot Sartori. 1818. B., um. c. 22, 8h18, 3. GRM
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La composition est centrée sur la figure, occupant une grande portion de lespace. Le regard, franc et direct, semble interagir avec celui du spectateur, créant une connexion immédiate. Lexpression est empreinte dune certaine mélancolie, voire de lassitude, qui contraste avec la dignité suggérée par la présence du clergé.
Le traitement graphique est caractéristique dun travail préparatoire, probablement une étude pour une œuvre plus aboutie. Lutilisation du crayon est ample et énergique, avec des hachures rapides et des traits nerveux qui définissent les volumes et suggèrent les textures. On observe une attention particulière portée aux détails du visage : les rides, les plis de la peau, les cheveux clairsemés, autant déléments qui contribuent à donner au portrait un caractère réaliste et individualisé.
La tenue vestimentaire, avec la soutane sombre et la calotte rouge, confirme l’identité religieuse du personnage. Le drapé du manteau est esquissé avec une certaine légèreté, laissant transparaître létude rapide et spontanée. Les mains, délicatement posées lune sur lautre, traduisent une attitude de recueillement ou de contemplation.
Au-delà de la simple ressemblance physique, ce dessin semble vouloir saisir une part de lintériorité du modèle. L’ensemble suggère une réflexion sur la condition humaine, sur le poids des responsabilités et peut-être sur la solitude qui peut accompagner une vie dédiée au service de la foi. Le travail du crayon, brut et spontané, confère à lœuvre une intensité émotionnelle particulière, invitant le spectateur à une méditation silencieuse sur le destin de cet homme.