Vasily Perov – In the pawnshop. H. 1867, m. 43, 2h37, 6 GTG
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lautre femme, plus âgée, se tient derrière elle, drapée dans une étoffe à carreaux grossière. Son dos est visible, et on ne perçoit pas ses traits, mais sa posture suggère une certaine autorité ou peut-être un rôle dintermédiaire. On sent une tension palpable entre les deux femmes, une communication silencieuse chargée danxiété.
À l’arrière-plan, on aperçoit une porte ouverte, à travers laquelle se dessinent d’autres silhouettes masculines, vêtues de manteaux sombres. La présence de ces hommes, à la fois indistincts et menaçants, contribue à l’impression d’enfermement et de désespoir. Une fenêtre, à peine éclairée, laisse filtrer une lumière blafarde, renforçant le sentiment de froideur et dabandon. Laffiche au mur, annonçant des taux dintérêt élevés, rappelle le contexte économique difficile dans lequel se trouve la jeune femme.
Le dessin, réalisé avec une grande précision et un sens aigu du détail, met en évidence la pauvreté et la détresse de la protagoniste. On sent un regard critique porté sur les institutions financières et sur les conditions de vie des classes populaires. Au-delà de la simple représentation dune transaction, lartiste semble vouloir dénoncer lhumiliation et la vulnérabilité de ceux qui sont contraints de recourir à des prêteurs sur gages pour survivre. L’objet tenu par la jeune femme, bien que de faible valeur matérielle, devient symbole de souvenirs, d’attachement et d’un passé menacé. La composition globale évoque un sentiment de perte et dinjustice sociale.