Kuzma Sergeevich Petrov-Vodkin – Street. 1923
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au premier plan, on distingue un chariot tiré par un cheval, dont la silhouette est à peine esquissée, soulignant lurgence du mouvement. Des figures isolées, des individus au regard perdu ou absorbés par leurs occupations, se meuvent au sein de cette foule. Lun deux, à lavant-plan, semble observer la scène avec une intensité particulière, son visage à peine perceptible se détachant dans lobscurité.
Lagencement des étals, avec leurs auvents et leurs marchandises indistinctes, suggère une activité commerciale intense. Lartiste a particulièrement soigné la représentation des murs et des bâtiments qui encadrent la scène, jouant sur des contrastes dombre et de lumière pour créer un effet de profondeur. Les lignes verticales et horizontales se superposent, donnant une impression dinstabilité et dagitation.
Au-delà de la simple représentation dune scène de rue, on perçoit une certaine mélancolie. Labsence de couleurs, le jeu des ombres et la densité des esquisses contribuent à une atmosphère sombre et introspective. On ressent une forme disolement, une perte dans la foule, malgré la présence humaine omniprésente.
L’œuvre évoque une interrogation sur la condition humaine, sur le flux incessant de la vie urbaine et sur la solitude qui peut sy cacher. Le dessin ne cherche pas à donner une image précise de la réalité, mais plutôt à capturer une impression, un sentiment, une atmosphère particulière. On perçoit la vie quotidienne, mais aussi une forme d’aliénation et de désorientation qui se dégage de l’ensemble.