Pablo Picasso Period of creation: 1931-1942 – 1933 Corrida- la mort du torero
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Lœil est immédiatement attiré par la violence de la scène. Nous assistons à un moment crucial, probablement la dernière fraction de seconde avant limpact fatal. Le taureau, massif et dun gris bleuté oppressant, occupe une place prépondérante dans la composition. Sa tête, inclinée vers le bas, est une masse sombre, presque menaçante, contrastant avec la blancheur presque maladive de son corps. La gueule ouverte, révélant une dentition imposante, témoigne dune rage irrépressible.
Le torero, à gauche, est représenté dans un état de vulnérabilité extrême. La cape rouge, ensanglantée, semble se confondre avec le sol, soulignant son incapacité à se défendre. Son visage, partiellement caché par la décoration riche et ornée de son costume, exprime une sorte dhorreur silencieuse, un abandon face au destin. Les couleurs vives, notamment le vert et le jaune de sa tenue, créent un contraste saisissant avec le rouge sang, renforçant le caractère tragique de lévénement.
Larrière-plan, dénué de détails précis, est réduit à une arène simplifiée, avec quelques spectateurs indistincts suggérés par des formes stylisées. Cette absence de profondeur renforce limpression de claustrophobie et disolement du torero face à la force brute du taureau.
Au-delà de la représentation dune corrida, lœuvre semble explorer des thèmes plus profonds. La confrontation entre lhomme et la nature, la fragilité de la condition humaine face à la mort, la vanité de la bravoure. Lesthétique particulière, avec ses couleurs vives et son style expressionniste, contribue à créer une atmosphère de tension et de malaise. La déformation des figures, loin de nuancer le réalisme, intensifie l’impact émotionnel de la scène. Il est possible de déceler une critique implicite de la tradition taurine, présentée ici non pas comme un spectacle noble, mais comme une lutte déséquilibrée, une tragédie humaine inéluctable. Le rouge omniprésent, symbole de la vie et de la mort, est ici associé à la souffrance et à la violence.