Ivan Ivanovich Shishkin – Sketch for the painting in 1898 1898 39, 6h51, 7
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Lœuvre présente une scène de forêt dense, esquissée avec une énergie palpable. On perçoit immédiatement une profusion de tracés, de hachures et de gribouillis qui suggèrent plus que dépeindre. Lartiste ne cherche pas à rendre une image nette et précise, mais plutôt à saisir limpression générale de la forêt, sa complexité et son intimité.
Au centre du tableau, une cabane ou un abri rudimentaire se dessine, à peine esquissé, comme un refuge éphémère au cœur de cette nature sauvage. Elle est située dans un espace dégagé entre les arbres, et son architecture sommaire contraste avec la richesse organique environnante. Cette cabane semble presque submergée par la forêt, soulignant une certaine vulnérabilité humaine face à la puissance de la nature.
Les arbres dominent la composition. Ils sont représentés avec une grande variété de textures et de formes, créant une impression de profondeur et de mouvement. Le dessin met laccent sur la verticalité des troncs et lentrelacement des branches, donnant une sensation denfermement et dimmersion totale dans la forêt. La lumière, difficile à définir précisément, semble filtrer à travers le feuillage, créant des zones dombre et de lumière qui renforcent latmosphère mystérieuse du lieu.
Le dessin évoque un sentiment de solitude et de contemplation. L’absence de figures humaines, à part lindication de labri, renforce cette impression disolement. Il pourrait sagir dune étude préparatoire pour une œuvre plus aboutie, mais même dans son état desquisse, il possède une force expressive indéniable. On ressent une tentative de capturer lessence même du lieu, ses secrets et ses silences.
Subtextuellement, on peut interpréter cette œuvre comme une méditation sur la relation entre lhomme et la nature, sur la fragilité de lexistence humaine face aux forces primaires. L’abri suggère un désir de s’abriter, de se protéger, mais il reste une présence discrète, presque insignifiante, face à lampleur de la forêt. Le dessin laisse au spectateur la liberté de simmerger dans latmosphère et de projeter ses propres interprétations sur cette scène énigmatique. La spontanéité du geste, la rapidité de lexécution, contribuent à créer un sentiment dauthenticité et de vérité.