L’évolution de la culture matérielle et de la technologie dans le contexte de l’activité industrielle en Eurasie
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Le développement historique de la production artisanale sur le territoire de la Russie actuelle est directement lié aux besoins de la chasse. Pendant des siècles, celle-ci est restée la principale source de protéines, de fourrure et de matériaux de consommation courante dans les zones forestières et de steppe boisée. La nécessité d’une chasse efficace a imposé des défis techniques spécifiques aux artisans. Forgerons, tanneurs et charpentiers ont dû adapter leurs produits au climat rigoureux et aux caractéristiques biologiques du gibier. Ce processus a conduit à l’élaboration de solutions technologiques uniques qui ont ensuite constitué le fondement de secteurs industriels entiers.
Métallurgie et forge : Spécialisation en armes blanches
La fabrication d’outils de chasse nécessitait des techniques différentes de celles employées pour la production d’armes militaires ou d’outils agricoles. Une lame de chasse devait posséder des caractéristiques spécifiques : conserver son tranchant longtemps lors du dépeçage d’une carcasse, résister aux chocs liés au hachage des os et maintenir sa solidité même par temps glacial.
Technologie de fabrication d’une fourche
La lance était l’outil principal pour la chasse au gros gibier dangereux, notamment aux ours. C’était une lance lourde à pointe large. La métallurgie nécessaire à sa fabrication représentait un défi complexe pour les forgerons des villages et des villes. La lame (pointe) de la lance pesait souvent jusqu’à 1 kg et mesurait entre 40 et 50 cm de long.
Le principal défi consistait à garantir la solidité tout en préservant le tranchant. Les artisans utilisaient une technique de soudage d’acier à haute teneur en carbone sur une base en fer doux. La partie centrale de la lame, soumise aux impacts et aux risques de fracture, était forgée en fonte ductile. Les tranchants étaient formés d’acier dur, obtenu par cémentation. Cela permettait à l’arme de résister à la rupture lors de la frappe d’un os et de ne pas se plier sous le poids de l’animal.
Une attention particulière était portée au col de la pointe de lance, la jonction entre la plume et le fût. À cet endroit, le métal devait être aussi épais que possible et exempt de défauts internes. Les forgerons utilisaient un procédé de forgeage répété pour densifier la structure métallique. Une traverse était indispensable pour empêcher le gibier de glisser sur le chasseur. Fabriquée séparément, elle était fixée au col par soudage à la forge ou à l’aide de lanières de cuir brut passant par des trous prévus à cet effet.
Production de couteaux et types régionaux
En Rus’ et en Sibérie, le couteau de chasse était rarement utilisé comme une arme. C’était un outil de survie universel. La forme et la métallurgie des couteaux variaient selon les régions.
En Europe, les couteaux à lame droite et manche rapporté étaient courants. La lame était forgée selon le principe du « sandwich » (laminé) : un noyau dur pris en sandwich entre deux plaques de fer doux. Cette conception permettait au couteau de conserver son tranchant longtemps, tandis que les plaques de fer doux protégeaient le noyau fragile du froid. Les manches étaient fabriqués en écorce de bouleau ou en loupe, des matériaux qui ne refroidissent pas la main par basses températures.
Le couteau de type «Yakoute» s’est développé en Sibérie. Sa particularité réside dans sa section transversale asymétrique. D’un côté, la lame est plate (parfois avec une gouttière), tandis que de l’autre, elle est convexe (lenticulaire). Cette géométrie n’est pas le fruit du hasard. Elle facilite le travail du bois et permet de façonner aisément la viande ou le poisson congelés. Lors de l’affûtage, un seul côté est travaillé, ce qui simplifie l’entretien sur le terrain. Le forgeage de la gouttière (communément appelée «ligne de sang», mais techniquement «nervures de renfort») a permis de réaliser des économies de métal coûteux, rendant la lame à la fois légère et rigide.
Axes à usage spécial
La hache de chasse différait de la hache de charpentier. Alors que cette dernière possédait une large lame pour fendre le bois, la hache de chasse nécessitait un équilibre différent. Le chasseur devait la porter sur des dizaines de kilomètres. Son poids était donc réduit à 600–800 grammes.
La lame, étroite et en forme de coin, permettait de couper profondément le bois lors de l’abattage de bois mort pour alimenter le feu. Le pommeau était souvent renforcé, car la hache servait de marteau pour poser des pièges ou réparer les skis. L’œillet (le trou pour le manche) était forgé pour faciliter le remplacement rapide du manche en forêt. Le métal était trempé par zones : la lame présentait une dureté élevée (environ 55-58 HRC sur l’échelle moderne), tandis que le pommeau restait ductile pour éviter les fissures en cas de choc avec une pierre ou un autre outil.
Solutions de menuiserie et d’ingénierie dans les pièges
La chasse au piège (engin de pêche passif) a stimulé le développement du travail du bois de précision et la compréhension de la mécanique. Un chasseur devait créer un mécanisme complexe à l’aide d’une simple hache et d’un couteau, sans clous ni ressorts.
Mécanismes des pièges en bois
Les pièges les plus courants étaient les kulems et les planches. Ils fonctionnaient grâce à la gravité et à un système de leviers.
Un piège à zibeline est une structure composée de deux rondins superposés. Le rondin supérieur (le poids) s’abat sur le rondin inférieur (le seuil) lorsque le mécanisme de déclenchement est actionné. La fabrication de ce mécanisme exigeait une grande précision. Les pièces étaient taillées dans des bois durs (bouleau, chêne) afin d’éviter toute usure prématurée ou déformation due à l’humidité.
Le système de levier était conçu de telle sorte que le moindre contact de l’animal avec l’appât libérait l’élément de retenue, actionné par le poids de la bûche, qui pesait plusieurs dizaines de kilogrammes. Les artisans avaient acquis une compréhension empirique des principes du levier et du frottement. La sensibilité du déclencheur était ajustée par la géométrie des découpes des pièces : des angles plus faibles garantissaient un déclenchement facile, tandis que des angles plus droits assuraient un maintien sûr.
Technologies de transport : ski
La fabrication de skis (lampes, golitsy) représentait le summum du savoir-faire en menuiserie chez les chasseurs. Les skis devaient supporter le poids du chasseur et de sa charge, ne pas s’enfoncer dans la neige molle et être résistants.
Le choix des matériaux a commencé en forêt. On recherchait de l’épicéa, du tremble ou du bouleau à grain droit, sans nœuds. La pièce était fendue plutôt que sciée afin de préserver l’intégrité des fibres du bois. Cela garantissait la résistance à la flexion du produit.
La technique de cintrage des spatules de skis consistait à traiter le bois à la vapeur. L’ébauche était bouillie dans un chaudron ou chauffée à la vapeur, puis fixée dans une machine spéciale. Une étape cruciale était la création d’une zone de répartition du poids : la partie centrale du ski était courbée vers le haut. Ce mouvement agissait comme un ressort, répartissant uniformément le poids du chasseur sur toute la longueur du patin.
Pour éviter que les skis ne glissent vers l’arrière (effet de rebond) en montagne, on les recouvrait de kamus, une peau de pattes de cerf ou d’élan. Les poils du kamus poussent dans une seule direction. En marche avant, ils appuient contre les skis et glissent ; en marche arrière, ils se dressent et les ralentissent. La fixation du kamus nécessitait des adhésifs spéciaux (colle de poisson) et un savoir-faire en couture pour que les raccords ne créent pas de résistance.
Technologies chimiques : apprêt et conservation du cuir
La chasse à la fourrure était vaine sans technologies de traitement et de conservation. Les peaux non traitées se détérioraient rapidement, ce qui obligeait les chasseurs à maîtriser des procédés de tannage chimique complexes.
Bronzage gras et fumé
La plus ancienne méthode de traitement du daim (rovduga) consistait à graisser la peau. On la débarrassait de sa chair (la couche de graisse sous-cutanée) à l’aide de grattoirs en os ou en fer. Elle était ensuite trempée dans un mélange de cervelle, de foie et de graisse animale. Les enzymes et les acides gras contenus dans la cervelle assouplissaient les fibres de collagène du derme.
Pour fixer le tannage et imperméabiliser le cuir, on utilisait le fumage. Les peaux étaient suspendues au-dessus de bois pourri qui se consumait lentement. Les aldéhydes contenus dans la fumée réagissaient avec les protéines du cuir, le tannant. Le cuir acquérait une couleur jaune-brun caractéristique et une odeur particulière, mais surtout, il ne durcissait pas après avoir été mouillé et séché. Cette méthode était largement utilisée pour la fabrication de vêtements et de chaussures.
tannage végétal
Le tannage s’est développé dans les régions forestières riches en saules et en chênes. L’écorce était récoltée au printemps, lorsque sa teneur en tanins était maximale. On préparait ensuite des décoctions à partir de cette écorce. L’immersion des peaux dans ces solutions exigeait un contrôle rigoureux de la concentration et de la durée. Une solution trop diluée risquait de provoquer la pourriture, tandis qu’une solution trop concentrée pouvait «brûler» le cuir, tannant la couche superficielle et empêchant la pénétration des tanins.
Les artisans fabriquaient des cuves à partir de troncs massifs de tilleul ou de chêne. Le processus pouvait durer de plusieurs semaines à plusieurs mois. Le cuir ainsi obtenu servait à confectionner des ceintures, des sacs, des fourreaux et des harnais. Il était robuste et extrêmement durable.
Armes à feu : une adaptation pour l’industrie
Avec l’apparition des armes à feu, les exigences de la chasse ont commencé à influencer l’industrie de l’armement. Les mousquets militaires étaient trop lourds, surdimensionnés (ce qui abîmait le cuir) et nécessitaient beaucoup de plomb et de poudre.
Évolution de la production de barils
Les pêcheurs réclamaient des armes légères et de petit calibre. C’est ainsi que sont apparus les «fusils sibériens» et d’autres modèles régionaux. Les forgerons de Toula et d’Ijevsk, ainsi que des artisans privés de l’Oural, commencèrent à produire des canons d’un calibre de 6 à 8 mm (soit 2 à 3 lignes selon l’ancienne classification).
La fabrication manuelle d’un canon rayé de petit calibre représentait un véritable défi technique. À l’aide d’une forge, une bande de fer était roulée en tube sur un mandrin. La soudure devait être impeccable pour résister à la pression des gaz. Le perçage de l’âme du canon était réalisé sur des machines rudimentaires actionnées par l’eau ou manuellement. Le rayage (les rainures hélicoïdales à l’intérieur du canon) était obtenu grâce à une tige d’acier dentelée appelée treillis. L’artisan la passait à travers le canon des centaines de fois, approfondissant progressivement les rayures.
Le petit calibre permettait à un chasseur de s’aventurer dans la taïga pendant des mois, emportant suffisamment de plomb et de poudre pour des centaines de coups. La faisabilité économique a dicté les paramètres de conception.
Armes combinées
La nature particulière de la chasse, où l’on peut rencontrer aussi bien des écureuils que des ours, a conduit au développement des fusils combinés (fusils doubles et triples). L’assemblage d’un canon lisse (pour la grenaille) et d’un canon rayé (pour les balles) en une seule unité exigeait un ajustement et une soudure précis. Les bandes entre les canons devaient garantir l’alignement du point d’impact des deux canons à une distance spécifique. La dilatation thermique lors du tir d’un canon ne devait pas déformer l’ensemble ni perturber la visée de l’autre. La résolution de ces problèmes a contribué au développement du savoir-faire des armuriers.
Sculpture sur os et petite sculpture
La chasse fournissait non seulement des matières premières pour se vêtir et se nourrir, mais aussi pour fabriquer des outils en os et en corne. Ces matières premières étaient abordables, durables et faciles à travailler.
Produits osseux fonctionnels
Calls — wind instruments for luring game — were made from the tubular bones of birds and animals. Creating a call required a knowledge of acoustics. The thickness of the walls, the length of the chamber, and the shape of the reed — all affected the timbre of the sound. A hazel grouse call should produce a thin, high-pitched squeak, while a goose call should produce guttural, low-pitched sounds. Craftsmen selected the material individually, often combining bone with wood and resin to fine-tune the tone.
Elk horn was used to make knife handles, powder flasks, and harness components. Horn is more ductile than bone and does not splinter when struck. Horn powder flasks were hermetically sealed, protecting the hygroscopic black powder from moisture. The shape of the horn often dictated the shape of the product, leading to the creation of ergonomic, curved containers convenient for wearing on the belt.
Textiles and weaving: nets and traps
Fishing and bird hunting necessitated the production of nets. This spurred the cultivation of fiber crops (hemp, flax) and the development of spinning.
Network production
The thread used for hunting nets (slings, tents) must be strong and rot-resistant. Nettle and hemp fibers were subjected to extensive processing: soaking, scutching, and carding. The thread was twisted to achieve the required elasticity.
Вязка сетей осуществлялась специальными челноками (иглицами). Размер ячеи строго регламентировался видом добычи. Для уток использовалась одна ячея, для зайцев — другая. Узлы должны быть неползущими, чтобы ячея не меняла форму под нагрузкой. Сети пропитывали отварами коры или дёгтем для защиты от влаги и микроорганизмов, разрушающих растительные волокна.
Амуниция и снаряжение: эргономика выживания
Комплекс одежды и снаряжения охотника представлял собой интегрированную систему жизнеобеспечения. Каждый элемент создавался с учётом анатомии и физики движений.
Обувь: поршни и ичиги
Обувь для ходовой охоты должна быть лёгкой, бесшумной и тёплой. Поршни — простейшая обувь из цельного куска кожи, стянутого ремешком вокруг лодыжки. Их изготавливали из сыромятной кожи. При высыхании она твердела и могла натереть ногу, поэтому такую обувь постоянно жировали.
Более сложной конструкцией были ичиги — высокие сапоги из мягкой кожи с особым кроем голенища. Подошва часто делалась многослойной, с прокладкой из войлока или бересты. Это обеспечивало термоизоляцию. Особенность кроя заключалась в отсутствии грубых швов в местах сгиба стопы.
Поняга и крошни
Для переноски грузов (добычи, припасов) использовались поняги — прообразы современных станковых рюкзаков. Основой служила рама из изогнутого прута черёмухи или можжевельника. К раме крепился лист бересты или сетка из ремней.
Les travaux de construction doivent permettre une ventilation optimale des colonnes et une distribution rapide de la chambre et du logement. L’appareil a été acheté pour la journée, il y a une inertie pour le groupe. Le système de configuration permet de faire fonctionner les hommes dans les situations d’urgence (par exemple, lorsque le personnel est en contact avec l’eau). C’est le premier groupe de produits ergonomiques.
Собаководство как стимул для ремёсел
La société d’inventaire a effectué un inventaire spécial. Les personnes qui ont des problèmes ont des procédures qui s’occupent de l’hiver, mais qui ne doivent pas travailler sur eux. Je vais vous aider à trouver des installations. Les appareils de cuisine qui fonctionnent avec le moteur peuvent utiliser des puces pour les mettre en place.
Les boissons (povodki) sont pleines de choses dans un certain temps. Le technicien en construction a dû faire face à un problème qui s’est produit pendant la période d’amortissement. Les carabines et les verticaux (détails, avant la mise en service) doivent être connectés avec vous. Vert — сложный узел, требующий свободной вращающейся посадки стержня в кольце, что для кустарного производства было нетривиальной задачей.
Géographie de l’instrument
L’ensemble du territoire s’est doté de moyens de gestion des instruments.
Северные морские зверобои
Alors que l’Océan s’est rendu à l’aube, il y avait un inventaire pour le mois. Les garpons s’occupent des personnes qui s’en occupent. Le projet de construction a eu lieu dans le secteur de la télévision, ce qui ne nous a pas permis de le faire. Cela signifie que les coûts et le métal sont très importants.
Les gens (carbasses) sont des hommes (des hommes ou des femmes), comme les hommes métalliques qui sont passés dans l’eau maritime et dans les eaux usées. Je devrais le faire. La «petite» maison était très grande et il y avait beaucoup de choses à faire pour les enfants, qui devaient construire des bâtiments.
Étapes de la zone et du marché
Dans de nombreuses régions, j’ai pratiqué votre propre vie, en prenant soin de vous. Les articles pour les ménages, les boissons pour les entreprises — c’est un travail pour les meubles et les meubles métalliques. Il y a des vêtements ou des vêtements qui sortent de l’eau. Vous devez absolument vous assurer du confort lors de vos déplacements et vous permettre de réaliser des manœuvres lors de votre voyage d’hiver.
Rôle pour le travail
La machine utilise un programme universel en plastique. Ее свойства — водонепроницаемость, стойкость к гниению, лёгкость — делали её незаменимой.
Les entreprises et les entreprises utilisent des produits pour la production. La bétuline (antiseptique) est généralement utilisée dans la boisson, les produits ne doivent pas être transportés. La construction de votre pays (construction) peut utiliser un « chulka » de construction, sans avoir à le faire verticalement. Vous êtes actuellement en contact avec le magasin de produits chimiques à l’extérieur. Il y a beaucoup de décoration et de carton. Pendant ce temps, vous avez besoin d’un traitement thermique.
Охотники делали из бересты временные жилища (чумы, балаганы), лодки-берестянки и даже посуду, в которой можно было кипятить воду на углях (при условии, что огонь не касается стенок выше уровня воды).
Закрытые циклы производства
В отдалённых промысловых районах формировались автономные производственные циклы. Охотничья артель могла самостоятельно обеспечить себя всем необходимым, от лыж до пуль.
Литье пуль осуществлялось в каменных или металлических пулелейках. Свинец добывали из старых запасов или выменивали. При отсутствии свинца использовали «сечку» — рубленое железо, завёрнутое в кожу или бересту, чтобы не повредить ствол.
Снаряжение патронов (для огнестрельного периода) требовало точных мерок. Их делали из кости или гильз. Охотник знал баллистику своего ружья и подбирал навеску пороха индивидуально, учитывая температуру воздуха (в мороз порох горит медленнее, нужно больше) и вес пули.
Социальный аспект: передача мастерства
Изготовление охотничьих инструментов не преподавалось в школах. Знания передавались от отца к сыну или от мастера к подмастерью. Секреты закалки стали, рецепты смесей для дубления, геометрия ловушек — всё это составляло нематериальный капитал семьи или общины.
Существовало разделение труда. В крупных сёлах могли работать профессиональные кузнецы-оружейники, чья продукция расходилась на сотни вёрст. В то же время мелкий ремонт и изготовление простых инструментов (ловушки, лыжи) оставались навыком каждого охотника. Умение починить ружье или перековать нож в тайге часто было вопросом жизни и смерти.
Стандартизация и индивидуализация
An interesting feature is the balance between standardization and individual customization. Traps and knife shapes were regionally standardized (time-tested). However, each tool was tailored to the owner’s hand. The length of a spear shaft corresponded to the hunter’s height. A rifle’s stock was shaped so that when raising the weapon, the eye would immediately be on the line of sight (the so-called "butt fit").
Interaction of materials
The craftsmen masterfully combined materials with different physical properties: wood and bone, leather and metal, birch bark and resin.
An example of such symbiosis is a knife with a birch bark handle. Birch bark slabs were mounted on the blade’s tang and pressed together. The resulting handle was warm to the touch, resistant to slippery blood or grease, resistant to rot, and dampened blade vibrations. A metal bolster (fixing) protected the butt of the handle from splitting.
The influence of hunting on the development of precision mechanics
The need to create reliable trigger mechanisms for traps and firearms laid the foundations of precision mechanics in Russia. Tula gunsmiths, who began with arquebuses and hunting rifles, later became the elite of technical thought, creating complex machine tools and instruments.
Les systèmes à silex et à percussion nécessitaient la fabrication de minuscules ressorts, vis et leviers. Le traitement thermique de ces petits composants était un procédé délicat. Un revenu excessif rendait le ressort cassant, un revenu insuffisant le ramollissait. Les artisans avaient appris à déterminer la température de recuit avec une précision de quelques dizaines de degrés, en observant la couleur de la couche d’oxyde formée sur le métal.
Spécialisation des outils par espèce de gibier
La diversité de la faune dictait la diversité des outils.
- Pour les animaux à fourrure : on utilisait des flèches émoussées (tomars) à pointe épaissie plutôt qu’à pointe fine afin d’assommer l’animal sans abîmer sa fourrure. Plus tard, on employa des charges de poudre plus petites.
- Pour les oiseaux : on utilisait des filets, des collets en crin de cheval et des flèches spéciales munies de plumes assurant la rotation (pour la stabilité du vol) ou, à l’inverse, d’une pointe large pour frapper les ailes.
- Pour les ongulés : on utilisait des pièges à fosse, nécessitant d’importants travaux d’excavation, et de lourdes lances.
Le rôle de la frugalité et du recyclage
Lorsque les ressources étaient rares, les chasseurs ne jetaient rien. Un vieux canon de fusil pouvait se transformer en douille d’outil. Une faux usée était reforgée en couteau. Un ski cassé servait à fabriquer des éléments de piège. Cette culture de la frugalité encourageait l’ingéniosité et la recherche de nouvelles utilisations pour les vieux matériaux.
Ainsi, les tendons restants après la découpe d’une carcasse servaient à fabriquer des fils incroyablement résistants pour coudre des vêtements et fixer des pointes de flèches. Ces tendons étaient séchés, séparés en fibres, puis torsadés. Ce fil ne pourrissait pas et, au contact de l’eau, gonflait, colmatant le trou d’aiguille et rendant ainsi les chaussures imperméables.
L’esthétique du fonctionnalisme
Bien que la fonctionnalité fût le critère principal, les outils étaient souvent décorés : sculptures sur les manches en os, motifs en relief sur les fourreaux et incrustations d’argent ou de cuivre sur le bois de la crosse. L’ornementation servait souvent de talisman protecteur, censé protéger le chasseur et lui porter chance. Mais même la décoration ne devait pas nuire à la fonction de l’outil. Les sculptures sur le manche d’un couteau, par exemple, amélioraient la prise en main.
Symbiose de la ville et du village
La production d’équipement de chasse reliait les centres artisanaux urbains et les zones industrielles périphériques. La ville fournissait les canons, la poudre et l’acier de haute qualité. La campagne, quant à elle, fournissait le cuir, la fourrure, la corne et des créations locales uniques (comme des skis spéciaux), parfois adoptées par les citadins. Cet échange de savoir-faire, bidirectionnel, enrichissait la culture technique du pays.
Logistique et stockage
La fabrication d’un outil n’était qu’une partie du travail. Il fallait aussi le conserver. Les étuis à fusils étaient en cuir résistant ou en feutre épais. Les couteaux avaient des fourreaux en bois, souvent composés de deux moitiés collées et recouvertes de cuir de queue de bœuf (amovible comme un bas). Le bois à l’intérieur du fourreau était imprégné d’huile pour empêcher la lame de rouiller.
When traps appeared later, boxes filled with pine needles or hay were used to store them, preventing the metal from absorbing odors that could repel animals. Preserving traps by boiling them in herbal infusions also became part of the hunting preparation process.
Thermal Engineering: Furriery and Clothing Design
Producing clothing for the trade was more than just sewing; it required the creation of a complex thermoregulation system. With temperatures dropping below -40°C, a mistake in cut or choice of material could cost lives. This spurred the development of furriery (fur processing) and tailoring techniques.
Cutting and assembly technologies
Hunting clothing, such as the malitsa or kukhlyanka, was designed as a heat-retaining capsule. The fur was usually positioned with the nap facing inward. This created a layer of air directly against the body, trapping heat more effectively than fur on the outside.
The main technological secret was the seams. A regular seam would become a cold bridge in freezing temperatures. Craftsmen used a technique of interlining the seams with strips of leather or deer hair (from the neck). When wet with snow, these interlinings swelled, sealing the junction between the needle and the material. The threads were made from deer dorsal tendons. They possessed the same elasticity as leather, so when the garment was deformed, the seams did not tear or tighten.
Differentiation of materials
Craftsmen distinguished between the topography of the hide. For soles, they used "brushes" (reindeer leg skin, or kamus), which is highly wear-resistant. For mittens, they used skins from the forelegs, where the fur is shorter but stiffer. For hoods and collars, they used the skins of young fawns or beavers, as their underfur is extremely dense and does not freeze from the animal’s breath.
Понимание свойств материалов привело к созданию комбинированной одежды. Например, верхняя часть обуви (голенище) шилась из дышащей кожи или сукна, чтобы отводить влагу от голени, а нижняя — из водонепроницаемой, жированной кожи.
Судостроение: гидродинамика малых форм
В летний и осенний периоды реки являлись единственными транспортными артериями. Охотничьи лодки (обласа, ветки, баты) требовали высокого мастерства в деревообработке. Задача состояла в создании судна, способного проходить по мелководью (осадка 10 – 15 см), быть устойчивым и достаточно лёгким для переноски через завалы.
Технология разводки бортов
Изготовление лодки-долблёнки из цельного ствола осины или тополя включало сложный термомеханический процесс. Сначала мастер выбирал сердцевину дерева тёслами, доводя толщину стенок до 15 – 20 мм. Однако просто выдолбленное бревно неустойчиво на воде.
Для придания лодке нужной формы и устойчивости применялась технология разводки. Внутрь корпуса наливали воду и бросали раскалённые камни. Вода закипала, древесина распаривалась и становилась пластичной. В этот момент мастер начинал вставлять распорки (опруги), постепенно расширяя борта.
Ce processus concerne le matériel nécessaire : avant d’être en mesure de le faire, il n’y a pas de problème. Après l’installation du formulaire « запоминало ». Le diamètre du mur de pierre doit être de 5 à 8 mm. Il n’y a pas de poids de 30 à 40 kg par groupe de 300 kg.
Весла и шесты
Les instruments doivent être adaptés. Si vous avez des problèmes avec vous et vos amis, vous ne pouvez pas vous connecter à l’eau (technique appropriée). Je vais vous aider à obtenir une aide spéciale (costume) pour l’entretien de votre enfant. L’idée pour le bateau de créer une intrigue doit être ouverte ou terminée. L’équilibrage est donc nécessaire, car il n’y a qu’un seul ton pour les touches d’eau.
Utilisation et conservation culinaires
Il y a des méthodes de production adaptées à la gamme de produits en dehors des vacances. Il s’agit d’un inventaire spécialisé pour la fabrication et la livraison.
Technologie coptilienne
Pour la sécurité, vous devez faire des achats en bonne et due forme. Il s’agit d’une température qui doit être réglée entre 20 et 30 °C avant de démarrer le produit. L’obligation de s’occuper des affaires de votre famille ne se fait pas attendre (à l’heure actuelle) pour la maison et l’hébergement de vos enfants. фракций (сажи, смол), которые могли испортить вкус.
Pour le chlore (pour les personnes âgées ou les personnes âgées), appliquez de l’eau courante. Vous avez maintenant la possibilité de vous connecter à votre ordinateur et de le programmer. Le maître a utilisé des tuyaux ou utilisé des tuyaux d’eau, qui ont été placés dans des tuyaux avec de l’eau chaude. Les personnes qui ont des problèmes de santé ou de famille ont besoin de vous.
Оптика и прицельные приспособления
Lors de l’installation des lunettes optiques, vous devez utiliser des outils mécaniques pour les robots.
L’évolution des muscles et de la celice
Les organes de visée standard ne satisfaisaient souvent pas les chasseurs. On modifiait donc le guidon : on l’amincissait pour tirer sur de petites cibles, ou bien on y soudait une pièce d’argent (ou d’os) pour une meilleure visibilité au crépuscule. Un point blanc sur le guidon contrastait avec le pelage sombre de l’animal.
Les organes de visée arrière ont également été modifiés. Le protège-guidon arrière comportait une encoche de forme spécifique. Les chasseurs ont ajusté expérimentalement la largeur de cette encoche afin que, lors d’un rapide mouvement de la tête vers le haut, l’œil se centre intuitivement sur le guidon.
Au Nord, on utilisait de simples «collimateurs» : des tubes montés sur le canon qui limitaient le champ de vision et permettaient une acquisition de cible plus rapide. La fabrication de tels dispositifs exigeait un travail des métaux et un soudage de précision.
Le rechargement des munitions comme science exacte
À l’époque des canons à canon lisse et des premiers fusils, le rechargement des munitions était un travail artisanal qui exigeait la précision d’un pharmacien.
Lancer et rouler le plomb
Shot was cast by passing molten lead through a sieve into water. However, this shot (droplets) was teardrop-shaped and unstable. To improve ballistics, "grokhotals" — devices for rolling the shot — were used. These could be two cast-iron pans or millstones, between which the lead drops were rotated until they formed a spherical shape.
The pellets were calibrated through homemade sieves made from tin sheets pierced with nails. Consistency of pellet weight and size was critical for uniformity of the shot pattern (the pattern of damage).
Wads and obturation
To prevent the escape of powder gases (which reduces the sharpness of the shot), wads were made. They were cut from felt or leather using special punches. A punch is a hollow cylinder with a sharpened edge. The punch must be highly hardened to hold the tip, but the body of the tool must withstand hammer blows.
Wad sizing with a mixture of wax and fat served two purposes: it lubricated the barrel, preventing lead fouling, and improved the seal in the bore. Wad sizing recipes varied depending on the season: in winter, the mixture was softer to prevent it from hardening in the cold.
Tools for tanning hides: scrapers and hoops
Initial fur processing is a critical stage. Improperly skinned or dried pelts lose their value. This led to the development of specialized tools.
Geometry of scrapers
For fleshing (removing fat), scythes converted into knives or special scrapers were used. The scraper blade should not be razor-sharp, so as not to cut the skin (dermis). Sharpening was done at an obtuse angle, creating a micro-saw that tore away fat but glided over the thick leather.
The blade was often curved, following the contour of the straightening log used to work the hide. The handles of the scraper were positioned perpendicular to the blade for a comfortable two-handed grip and controlled pressure.
Embroidery hoop
The pelts were dried on straighteners — wooden struts. The straightener’s design (fork- or wedge-shaped) ensured uniform tension on the pelt as it dried.
An important engineering solution was the sliding design of the skinning rods (for example, two planks joined by a wedge). This allowed the width to be adjusted to the specific size of the prey and the dried skin to be easily removed by simply knocking out the wedge. The wood of the skinning rods was carefully sanded to prevent splinters from damaging the flesh.
Transportation on snow: sleds and drags
While skis carried the man, sleds carried the load. The sled design is a pinnacle of engineering in the Northern and Siberian peoples, combining lightness and strength.
Flexibility of connections
The sled’s design eschewed rigid fasteners (nails or screws). All joints were tied with straps through through-holes. This ensured the structure’s mobility. Over hummocks and uneven surfaces, the sled "breathed," bending but not breaking. A rigid structure under such conditions would have collapsed from vibrations and impact loads in a single trip.
Les patins des traîneaux étaient recouverts d’os ou (plus tard) de fer, et par temps glacial, on les arrosait d’eau pour former une croûte de glace et minimiser ainsi le frottement. Les patins étaient taillés selon un angle précis afin de compenser les contraintes latérales dans les virages.
Pharmacologie et poisons
Dans certaines régions, on pratiquait la chasse à l’aide de substances toxiques (par exemple, pour les loups ou les renards). Cela nécessitait des connaissances en toxicologie.
Les poisons étaient préparés à partir de plantes (aconit) ou de matières organiques putréfiées. Leur manipulation nécessitait des outils spéciaux pour le broyage et le dosage, et il fallait éviter tout contact avec la peau ou les voies respiratoires. Ils étaient conservés dans des récipients hermétiques en corne ou en os, marqués d’un filetage spécial pour prévenir toute utilisation accidentelle.
Travail des métaux : Pièges de trempe
Avec la diffusion des pièges à cadre et à plaque fabriqués en usine aux XIXe et XXe siècles, le besoin de les entretenir et de les moderniser à l’aide de méthodes artisanales s’est fait sentir.
Les ressorts des pièges finissaient par s’affaisser (perdre leur élasticité). Les chasseurs maîtrisaient le procédé de trempe de l’acier à ressort dans des forges de campagne ou de village. La difficulté résidait dans le chauffage uniforme du long ressort à lames et la trempe adéquate du métal. Le refroidissement se faisait souvent à l’huile plutôt qu’à l’eau afin d’éviter les microfissures.
Les dents du piège étaient limées ou des pointes supplémentaires étaient soudées pour maintenir fermement la patte de l’animal. La sensibilité du déclencheur était ajustée au micron près à l’aide de limes à aiguilles, garantissant ainsi que le piège se déclencherait par une légère pression mais pas par le vent ou la neige.
Développement des instruments de cartographie et de navigation
Bien que les cartes ne soient pas des outils au sens littéral du terme (comme un marteau), la création de cartes de navigation fait partie intégrante des techniques de survie.
Des nœuds et des nœuds
Une zone de chasse (putik) pouvait s’étendre sur des dizaines de kilomètres. Un système d’encoches sur les arbres servait à s’orienter. On utilisait une hache ou un ciseau spécial comme outil. La forme et la hauteur de l’encoche fournissaient des informations : le sens de rotation, l’emplacement du piège et les limites de la zone.
Des houris (pyramides de pierre) ou bornes milliaires étaient érigées dans les clairières de la toundra. Leur construction devait résister aux vents et leur permettre de rester visibles même par temps de neige. Cela impliquait une bonne connaissance des régimes de vent et le choix judicieux d’emplacements en hauteur.
Économie des matériaux : Zéro déchet
L’impact de la chasse sur l’artisanat se caractérise par l’utilisation complète du gibier.
- Bile et glandes : utilisées en médecine traditionnelle, elles nécessitaient une extraction et un séchage minutieux.
- Crânes et dents : utilisés pour la fabrication de bijoux et d’amulettes, nécessitant une sculpture et un polissage fins.
- Intestins et vessies : après transformation, ils servaient à fabriquer des fenêtres, des récipients pour la graisse ou des manteaux imperméables (kamleis). La transformation des intestins comprenait des lavages, des grattages et des gonflages répétés pour le séchage.
Psychologie de l’outil
La fabrication d’un outil était un acte de préparation mentale à la chasse. Un chasseur sculptant une crosse de fusil ou tissant un filet imaginait mentalement son usage futur. Cela engendrait une relation particulière avec l’objet, non comme un simple consommable, mais comme un prolongement du corps. Un outil artisanal était rarement défaillant, car l’artisan connaissait chaque nœud et sa limite de rupture.
Avec l’avènement de l’industrie aux XIXe et XXe siècles, le rôle de l’artisan a évolué : de la création d’outils à partir de zéro, il s’est attelé à l’adaptation poussée de produits manufacturés. Les haches étaient réaffûtées, les manches des couteaux modifiés et les cartouches rechargées. Ce savoir-faire de « finition » est devenu partie intégrante de la culture cynégétique russe et perdure encore aujourd’hui. L’aptitude à transformer une ébauche standard en un outil spécialisé pour des tâches spécifiques est un héritage direct d’un artisanat séculaire.