« Les secrets des sages juifs. Volume quinze » de Vadim Rabinovich, résumé
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Ce texte philosophique et religieux, publié en 2013, est un recueil complet de sagesse, paru à l’occasion du 60e anniversaire de Vadim Rabinovich, coprésident du Parlement juif européen. Des commentaires de rabbins, de penseurs et de kabbalistes, d’une grande diversité, forment un cadre théologique unifié. Lois bibliques, révélations mystiques et conseils pratiques constituent un guide direct et concret pour la vie de tous les jours.
Comportements quotidiens et biens matériels
L’attitude envers l’argent est envisagée sous l’angle d’une épreuve spirituelle. Peter Lukimson et le rabbin Eliyahu Desler affirment un lien direct : la richesse met à l’épreuve la sensibilité d’une personne. L’argent est un don d’en haut, et les riches ont l’obligation d’aider les pauvres. Refuser de faire l’aumône conduit inévitablement à des pertes financières. Le tribunal céleste recouvre les dettes avec rigueur, notamment par des épreuves soudaines comme la maladie. Le rabbin Moshe Chaim Luzato met en garde contre les méfaits d’une anxiété excessive concernant les possessions.
Le texte cite un ancien système de mesure pour comprendre les obligations commerciales. Connaître le poids exact d’une prutah, d’un dinar ou d’un shekel, converti en grammes d’argent pur, est essentiel à une conduite honnête des affaires. La fraude équivaut à voler le Créateur.
Prendre soin de sa santé physique est érigé en obligation religieuse. Maïmonide qualifie le bien-être physique de voie divine. La maladie empêche d’atteindre la sagesse et d’accomplir les commandements. Rabbi Yechezkel Haschaek insiste sur une alimentation saine, une bonne hydratation et une hygiène rigoureuse. La gourmandise est assimilée à un empoisonnement. L’accumulation de toxines due à une mauvaise hygiène de vie est la principale cause de souffrance physique.
La colère, l’envie et le désespoir rongent l’individu de l’intérieur. Les sages assimilent la colère à l’idolâtrie, car celui qui perd son sang-froid perd foi en la juste providence du Créateur. Le Chazon Ish identifie la paresse comme la source de la plupart des vices. La mélancolie éloigne de Dieu, tandis que la joie constitue un rempart sûr contre le péché. Rabbi Yitzchak Zilber conseille d’éviter toute dispute qui engendre la haine.
Les habitudes quotidiennes sont strictement réglementées. Les vêtements contenant du shaatnez, un mélange de lin et de laine, sont interdits. Rabbi Yitzchak Yosef déconseille d’enlever deux vêtements à la fois ou de les porter à l’envers. De telles négligences portent atteinte à la sainteté et entraînent des oublis. Une apparence soignée témoigne du respect du Juif pour la société et pour lui-même.
pratique spirituelle et prière
La prière quotidienne est une épreuve pour soi-même. Celui qui prie analyse ses pensées, se débarrassant de l’arrogance et de la vanité. Esther Jungreis nomme ce processus l’acquisition de l’humilité. Le Gaon de Vilna décrit la prière comme un combat acharné contre les forces du mal qui cherchent à obscurcir l’esprit. Ceux qui s’y engagent doivent s’y préparer comme à un combat, en élaborant des stratégies et en chassant les souvenirs superflus.
Le caractère sacré du sabbat contraste avec l’agitation de la vie quotidienne. Le septième jour, toute activité, créatrice comme destructive, est proscrite. Nathan Cardozo explique la signification de cette interdiction : l’homme renonce à son pouvoir sur la nature. L’univers obtient le droit à une existence autonome, affranchie de toute consommation humaine. Observer le sabbat permet de se ressourcer et de se purifier des péchés accumulés durant la semaine.
L’étude des Écritures exige un effort considérable. Le rabbin Shneur Zalman souligne l’obligation pour chaque homme de maîtriser par lui-même les lois de la Torah écrite et orale. La compréhension des textes sacrés transforme la nature profonde d’une personne. Les talmudistes affirment un lien direct entre l’action et la pensée. Accomplir de bonnes actions favorise un esprit vertueux, tandis que la charité engendre un désir sincère d’aider autrui.
Mysticisme, Kabbale et structure de l’univers
L’âme traverse un cycle complexe de réincarnations sur Terre. Philip Berg explique les mécanismes de la correction karmique. Les hommes sont plus inflexibles et nécessitent plus de temps pour se purifier. Les femmes, quant à elles, se corrigent plus rapidement et s’incarnent souvent volontairement pour aider leur conjoint. Le Créateur unit les âmes compatibles avant même leur naissance.
Le rabbin Chaim Vital apprit des détails sur ses vies antérieures auprès du maître Arizal. Son âme se révéla être l’incarnation du commentateur espagnol Don Vidal de Tolosa. Son épouse portait en elle l’étincelle de Kalba Savua, le beau-père du célèbre rabbin Akiva. De telles connaissances aident à dissiper les doutes intérieurs et à trouver le véritable sens de sa vie.
Les mécanismes cachés de l’Univers réagissent à chaque parole prononcée. La médisance attire de sévères châtiments et des maladies. Les commérages détruisent l’harmonie sociale. Un nom porte en lui le code du destin. Changer de nom peut annuler un décret céleste rigoureux. Le Livre du Zohar met en garde contre le danger des serments vides de sens, qui éveillent des forces de résistance agressives dans les plans supérieurs.
Le Tout-Puissant gouverne l’espace à travers dix qualités, les Sefirot. La Lumière du Créateur descend en se contractant. Ce processus est appelé tzimtzum. Les enveloppes matérielles dissimulent la présence divine, offrant ainsi aux êtres humains la liberté de choix. Sans la présence des forces obscures, l’œuvre spirituelle perdrait toute sa valeur. Vaincre le mal révèle la lumière supérieure et accroît la récompense des justes.
La philosophie de la création et l’épreuve du destin
Chaque obstacle de la vie est méticuleusement orchestré par le Créateur. Rabbi Chaim Pinchas Scheinberg rejette le hasard : les difficultés garantissent la croissance spirituelle. Le Créateur ne nous impose pas la vérité. Il dissimule sa présence, attendant de la conscience qu’elle la découvre par elle-même. L’absence de défis et un confort excessif privent l’individu de la motivation nécessaire à son développement. Ce n’est qu’en surmontant les obstacles que les justes atteignent la véritable liberté.
La chute du premier homme a bouleversé l’ordre du monde. Adam et Ève ont tenté de s’arroger le droit d’établir les normes, substituant leur propre égoïsme à la volonté du Créateur. Le châtiment fut la perte de toute communication directe avec le Tout-Puissant. La vie terrestre acquit une limite finie. Se procurer de la nourriture devint un labeur physique exténuant. La mort devint une étape de purification avant le retour dans l’au-delà.
Le parcours historique du peuple d’Israël
La nation a survécu en préservant son unité culturelle et religieuse. L’assimilation et l’extermination physique ont constamment menacé les Juifs pendant des millénaires. Felix Kandel cite des exemples de persécutions brutales : l’expulsion d’Espagne, les autos-da-fé et les exécutions massives des croisés. Les légions romaines de l’empereur Hadrien ont incendié des centaines de villages en Judée. La répression de la révolte de Bar Kokhba a coûté la vie à un demi-million de personnes.
L’expulsion des Juifs du Portugal et d’Espagne s’accompagna de la confiscation de leurs biens. Un décret royal réquisitionna l’or des exilés pour financer le second voyage de Christophe Colomb vers les Amériques. Malgré les persécutions, des médecins et des scientifiques d’origine juive firent progresser la science. Vladimir Khavkine, diplômé de l’université de Novorossiïsk, mit au point un vaccin efficace contre la peste alors qu’il travaillait à l’Institut Pasteur.
Des actes individuels ont influencé l’opinion publique. L’étudiant David Frankfurter abattit le Gauleiter nazi Wilhelm Gustloff. Ce meurtre était un acte de vengeance et une tentative d’éveiller les consciences face à la menace du nazisme allemand. Après la Seconde Guerre mondiale, Frankfurter fut libéré, s’installa en Israël et fonda une famille.
L’Holocauste des Juifs d’Europe a porté un coup terrible à la communauté. L’extermination de six millions de personnes dans des camps de la mort comme Auschwitz a mené la nation au bord de l’anéantissement. La renaissance d’un Israël indépendant fut une réponse aux tentatives de génocide total. Les soldats de la nouvelle armée ont défendu le droit à la vie face à l’hostilité constante de leurs voisins arabes.
La précision de la transmission des Écritures est stupéfiante de méticulosité. Dov Rosen a recensé le nombre de versets des livres sacrés. La Torah contient exactement cinq mille huit cent quarante-cinq versets. Les livres des prophètes et les Écritures sont également comptés avec précision afin d’éviter la moindre altération lors de la copie des rouleaux. Le nombre total de versets du Tanakh dépasse vingt-trois mille.
Les chefs spirituels ont préservé l’identité nationale en exil. Rabban Yochanan ben Zakkai a sauvé des érudits de la Torah pendant le siège de Jérusalem. Il a transféré le centre d’étude des Écritures à Yavné et rétabli le Sanhédrin. Les sages ont établi un cadre juridique permettant la survie sans le Temple. Des lois régissaient la vie familiale, le commerce et l’ordre du culte dans les synagogues.
Relations familiales et éducation
Le foyer est considéré comme un havre de paix. Adam Davidov prône le respect mutuel et la patience entre époux. L’épouse doit reconnaître les qualités de son mari, et le mari doit accepter ses défauts. La paix familiale repose sur la capacité à maîtriser son égoïsme. Le rabbin Shalom Arush encourage les hommes à subvenir aux besoins du foyer avec générosité. L’avarice bloque les voies de l’abondance divine et engendre la pauvreté.
L’éducation des enfants repose sur l’exemple. Eliyahu Ki-Tov conseille aux parents d’inculquer la foi et de bonnes valeurs morales à leurs enfants avant de se soucier des biens matériels. Céder aux faiblesses et rechercher un confort excessif corrompt le caractère d’un enfant. L’apprentissage d’un métier est essentiel. Rabbi Meir préconisait de confier à ses fils une profession facile, en ayant confiance en la miséricorde divine en matière de revenus.
Paraboles et enseignements des justes
Des récits courts illustrent l’application concrète des normes religieuses. Le Baal Shem Tov et ses disciples enseignaient la joie du service. L’histoire des prisonniers d’Auschwitz dansant devant les chambres à gaz lors de Sim’hat Torah témoigne d’un esprit indomptable. Ils se réjouissaient de leur union avec le Seigneur de l’Univers, une union que les bourreaux ne pouvaient leur ravir.
Les sages privilégiaient la modestie au génie. Le Chofetz Chaim défendit un voleur capturé contre les coups d’une foule enragée. Le rabbin accusa les agresseurs de violer la Halakha, qui interdit le lynchage et la mutilation. Le Tsaddik de Kotzk interrogea à plusieurs reprises un riche marchand sur ses affaires, lui faisant remarquer : « La santé et les revenus viennent de Dieu. Que faites-vous ? » Le rabbin affirma clairement : la richesse matérielle dépend du ciel ; la mission de l’homme est spirituelle.
La véritable charité exige du tact. Le Tzemach Tzedek interrompit ses préparatifs pour la prière du matin afin d’accorder immédiatement un prêt à un marchand dans le besoin. Le Rebbe savait que tout retard l’empêcherait de gagner de l’argent au marché du vendredi. L’amour du prochain se révèle dans les situations quotidiennes, lorsque la piété formelle cède la place à une aide sincère apportée à une personne.
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