Résumé d’Ulysse par Ivan Okhlobystin
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Ce roman, paru en 2019, mêle un récit fantastique sur des mondes parallèles à une série d’essais autobiographiques. L’intrigue débute dans un salon suisse, se poursuit dans un village près de Moscou et explore des souvenirs d’enfance bien réels.
Shopping en Suisse et retour à la maison
L’horloger Pavel Kalugin acquiert le mécanisme défectueux d’une horloge ancienne « Ulysse ». Dans son atelier suisse, les effluves de vernis à meubles et d’huile à armes s’entremêlent. Ce rare chronomètre à répétition a été conçu par Lorenzo Bioli, élève de Léonard de Vinci. Le créateur de cette horloge a mis au point les engins explosifs utilisés par les Van Helsing pour l’armée. Le père de Pavel, Sergueï Anatolievitch, avait déjà tenté de restaurer cette pièce. Sa tentative s’était soldée par un échec : il avait disparu, vraisemblablement noyé dans un lac près de leur village de vacances. Son corps n’a jamais été retrouvé. Pavel est retourné en Russie, déterminé à mener à bien la restauration. Il y a consacré toutes ses économies.
Dans une datcha près de Moscou, un artisan se met à travailler sur un mécanisme. Sa voisine, Elizaveta Borodina, mère de trois enfants, habite la maison d’à côté. Elle est arrivée au village dans une Volkswagen blanche pour un séjour au calme afin de rédiger son rapport trimestriel. Son mari, Nikolaï, et leurs enfants partent lui rendre visite sans Elizaveta, renonçant à leurs projets initiaux. Soudain, la pile de la clé de voiture d’Elizaveta est à plat. Elle demande à Pavel de l’aider à ouvrir le portail du village, car la gardienne, Lilia Ivanovna, est temporairement absente.
La mélodie de l’horloge et la réalité parallèle
Pavel parvient à réparer un chronomètre suisse. Une fois en marche, le mécanisme émet une mélodie qui transporte les personnages dans une réalité parallèle. Au matin, ils se réveillent dans des circonstances totalement différentes. Elizaveta se retrouve vêtue d’une somptueuse robe de soirée et parée d’un précieux collier de diamants. Pavel apprend le sort de son père. Dans cette réalité, Sergueï Anatolievitch est vivant et exerce avec succès le métier d’horloger. Il restaure une montre de poche ancienne en argent pour le premier vice-gouverneur, Andreï Vassilievitch Mokretsov. Le chronomètre de ce dernier possède un cadran en émail blanc et des aiguilles torsadées.
Dans cette réalité, Pavel est présumé mort. Les héros montent dans la voiture d’Elizaveta et se rendent au cimetière Nikolo-Arkhangelskoïe pour retrouver sa tombe. En chemin, ils croisent des visages familiers dont le destin a pris un tournant différent. Le photographe Ivan Fedorovitch Kasatonov, qui avait perdu une oreille dans la réalité originale, est ici en pleine santé. Elizaveta apprend le sort de son mari, Nikolaï. Dans cette réalité alternative, il est devenu motard et marié à une femme nommée Macha.
Elizaveta ressent le besoin de parler à Nikolai. Les héros le retrouvent dans le restaurant d’un club de motards. Pavel engage la conversation avec Nikolai sur les motos, inventant une histoire de cadeau pour le PDG de sa société. Cela permet à Elizaveta d’entendre la voix de son mari et de confirmer la réalité de la situation. Cette vie alternative réserve une tout autre tournure. Les héros se promènent ensemble, évoquant des souvenirs d’enfance. Pavel confie un vieux désir de pousser Elizaveta dans un puits. Elizaveta, quant à elle, pensait au baiser tant attendu. Au cours de la promenade, Pavel se blesse à la jambe et Elizaveta désinfecte sa plaie avec du parfum.
Retour et destins différents
Après ces événements, les destins des personnages se séparent et les mènent vers des réalités différentes. Pavel se réveille marié à Elizaveta. Ils ont trois enfants. Dans cette version de sa vie, Elizaveta était laitière et s’occupe désormais du foyer. Pavel cumule deux emplois, dont un second dans une ferme d’État voisine. Il goûte à un bonheur véritable dans sa vie de famille. Avec Elizaveta à ses côtés, tout le reste perd son sens.
Elizaveta retourne à sa réalité. Pavel n’est plus dans sa vie. Elle perçoit ce qui s’est passé comme un étrange rêve et une rencontre romantique avec un vieil ami d’enfance. Elle conserve cependant la preuve tangible de son voyage : une parure de diamants. Elizaveta vend les bijoux à une bijouterie. Le soir même, elle s’envole avec son mari, Nikolaï, et leurs enfants pour des vacances.
Dans l’avion, Nikolaï lit une brochure touristique sur Ithaque, ville natale d’Ulysse. Il rappelle à sa femme que le véritable nom du héros est Ulysse. Nikolaï cite le critique littéraire Arkasha Shvartser, qui affirme qu’il n’existe que quatre grandes intrigues dans la littérature mondiale, toutes présentes chez Homère. Ulysse symbolise l’éternel retour à soi. Elizabeth rétorque que l’on peut revenir de n’importe où et de n’importe quelle manière, pourvu qu’il y ait une raison de revenir.
Souvenirs d’enfance et de passage à l’âge adulte
Dans ses rêves d’enfant, le futur écrivain imaginait une gloire mondiale, des yachts à trois ponts, des néons scintillant sur le rivage et un immense succès littéraire. Cueillant des cassis dans le jardin du village, il méditait sur l’importance de la famille face à la célébrité. Ce récit initiatique se déroule sur fond de vie quotidienne dans une datcha soviétique. La vie est rythmée par les situations du quotidien, les souvenirs de son père et la construction progressive de sa vision du monde.
La véritable biographie est totalement dépourvue d’éléments fantastiques. L’un de ses souvenirs les plus marquants est lié à la rédaction d’un poème pour le générique de l’émission religieuse et journalistique « Vies des Saints ». Oleg Pavlovitch Tabakov lut ce texte gratuitement, faisant preuve de noblesse et de générosité. La réticence manifeste de la direction de la télévision à soutenir l’enthousiasme de l’auteur ne changea rien à son rapport au monde spirituel. Après cet épisode, il abandonna ses expériences littéraires poétiques, le genre lui paraissant trop réaliste face aux dures réalités de la vie.
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