Les Travaux et les Jours d’Hésiode, résumé
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Hésiode, poète grec antique (rhapsode) de la fin du VIIIe et du début du VIIe siècle avant J.-C., mêle poésie épique didactique et cosmogonie fondamentale dans ce corpus de textes. La caractéristique la plus importante de ces œuvres est que, pour la première fois dans la littérature européenne, l’auteur s’affirme comme un personnage réel, s’adressant à un destinataire précis – son frère Persès – et systématisant des concepts mythologiques disparates en une structure généalogique unifiée.
Ces textes sont des documents fondamentaux de la culture antique, qui ont façonné les conceptions religieuses et éthiques des Grecs, bien qu’en raison de leur ancienneté, ils n’aient pas reçu de prix modernes ni été directement adaptés au cinéma.
Instructions relatives au travail et à la justice
Le poème «Les Travaux et les Jours» s’ouvre sur une invocation aux Muses de Piérie pour glorifier Zeus, le souverain capable d’exalter ou d’humilier tout mortel. L’auteur s’adresse à son frère Persès, avec lequel il est en conflit pour un héritage, et lui explique la nature de la rivalité. Il existe deux Éris (discordes) : l’une engendre les guerres et l’inimitié, tandis que l’autre, née de la Nuit et bienfaisante pour les hommes, encourage le travail et la compétition. Hésiode exhorte Persès à abandonner les intrigues juridiques et l’envie et à se consacrer au travail honnête, car les dieux ont caché aux hommes des sources de subsistance faciles.
Le poète attribue le malheur de l’humanité à la colère de Zeus contre Prométhée, qui l’avait trompé en lui faisant voler le feu. En guise de châtiment, Zeus ordonna à Héphaïstos de créer une jeune fille d’une grande beauté, Pandore. Les dieux la dotèrent de beauté, de ruse et d’une âme perfide. Épiméthée, le frère de Prométhée, accepta ce présent, oubliant les avertissements de Zeus. Pandore ouvrit le couvercle du vase, libérant maladie et chagrin sur le monde ; seul l’Espoir demeura à l’intérieur.
L’histoire humaine est représentée comme une succession de cinq générations. La Race d’Or vécut insouciante sous le règne de Cronos, à l’instar des dieux, sans vieillesse ni labeur. La Race d’Argent se distingua par sa folie et son orgueil, ce qui lui valut d’être anéantie par Zeus. La Race de Cuivre, redoutable et puissante, aimait la guerre et s’autodétruisit. La quatrième était celle des héros demi-dieux qui périrent à Thèbes et à Troie ; ils demeurent sur les Îles des Bienheureux. La cinquième race, la Race de Fer, était contemporaine du poète. Ce fut une époque de labeur incessant, de souffrance, de désintégration des liens familiaux et de triomphe de la force brute sur la loi, où la Honte et la Conscience abandonnèrent l’humanité.
Proverbes et conseils ménagers
Hésiode relate la fable du faucon et du rossignol, illustrant la futilité de résister aux puissants, mais mettant en garde les rois contre les jugements injustes. La Justice (Diké) est la fille de Zeus, et l’injustice attire sur la cité entière le châtiment de la peste ou de la guerre. La prospérité exige du travail. La faim est le lot des paresseux, mais le travail honnête apporte la richesse et la faveur des dieux.
La partie pratique du poème contient un calendrier agronomique lié aux phénomènes astronomiques. Les moissons doivent commencer au lever des Pléiades et les semailles à leur coucher. Les règles de fabrication des outils agricoles sont décrites en détail : un mortier doit mesurer trois pieds de haut, un pilon trois coudées de long et un soc de charrue sept pieds de long. Le chêne est idéal pour la charrue, et l’orme ou le laurier pour le timon. L’auteur conseille de posséder deux charrues en cas de panne et de confier le labour à un ouvrier de quarante ans, qui ne se laisse pas distraire par ses collègues.
Le poète prodigue des conseils de navigation, bien qu’il reconnaisse son manque d’expérience : il n’a navigué que jusqu’en Eubée pour les jeux donnés en l’honneur d’Amphidamas, où il a remporté un trépied. La période propice à la navigation est cinquante jours après le solstice. Naviguer au printemps est dangereux et imprudent. Ses conseils concernent également la vie familiale : il est conseillé de se marier vers l’âge de trente ans, en choisissant une épouse parmi ses voisines.
La première partie se termine par une liste des jours fastes et néfastes établis par Zeus. Le trentième est propice à l’inspection des travaux, le septième est l’anniversaire d’Apollon, et les quatrième et vingt-quatre sont favorables aux affaires importantes, tandis que les cinquièmes sont dangereux, car ces jours-là, les Érinyes servent Orca.
L’origine des dieux et du monde
La Théogonie commence par une glorification des Muses Héliconiennes, qui apparurent à Hésiode alors qu’il gardait des moutons, lui remirent un bâton de laurier et lui inspirèrent le don du chant, lui ordonnant de chanter la race des immortels.
Au commencement, le Chaos surgit, puis la Terre (Gaïa), le Tartare et Éros. La Terre engendra Ouranos (le Ciel), Horus et le Pont (la Mer). De l’union de Gaïa et d’Ouranos naquirent les Titans (dont Océan, Hypérion, Rhéa, Thémis, Mnémosyne et Cronos), les Cyclopes et les Géants aux cent bras (Cottus, Briarée et Gyès). Ouranos haïssait ses enfants et les cacha au plus profond de la Terre. Gaïa, épuisée par le poids de leur descendance, persuada Cronos de castrer son père. Des gouttes du sang d’Ouranos naquirent les Érinyes et les Géants, et de l’écume qui s’échappa de son pénis tranché et tomba dans la mer, naquit Aphrodite.
On y trouve la liste des descendants de la Nuit (Peste, Kéra, la Mort, le Sommeil, les Moires, Némésis) et du sage Nérée (les cinquante Néréides). Une attention particulière est portée à Hécate, que Zeus honora de grands privilèges sur terre, en mer et au ciel ; elle accorde la victoire à la guerre, le succès à la cour et à la chasse.
Changement des souverains divins
Cronos, craignant la chute de son fils, avala les enfants de Rhéa. Lorsque Zeus était sur le point de naître, Rhéa, suivant les conseils de ses parents, se réfugia en Crète et remit à Cronos une pierre enveloppée de langes. Zeus grandit, trompa son père qui lui fit régurgiter les enfants avalés, et libéra ses oncles cyclopes, qui lui donnèrent le tonnerre et les éclairs.
Une guerre de dix ans éclata entre les Titans (du mont Othrys) et les dieux de l’Olympe. Zeus appela à son secours les géants aux cent bras, les nourrissant de nectar et d’ambroisie. La bataille ébranla l’univers, plongeant le Chaos dans une fièvre intense. Les Titans furent vaincus et précipités dans le Tartare, où ils sont gardés par des guerriers aux cent bras. Le Tartare est décrit comme un abîme ténébreux, ceint d’une muraille d’airain, abritant les sources de la terre et de la mer, les demeures de la Nuit, du Sommeil et de la Mort, ainsi que le palais d’Hadès, gardé par un chien.
Styx, la fille aînée d’Océan, y réside également. Le Styx des eaux constitue un serment inviolable pour les dieux ; tout dieu qui le rompt est condamné à un an de mort et banni du conseil pendant neuf ans.
Affirmation du pouvoir de Zeus
Après avoir vaincu les Titans, Gaïa donna naissance au monstrueux Typhon, aux cent têtes de serpents, sorti du Tartare. Zeus l’affronta au combat, le foudroya et le précipita dans le Tartare ; Typhon est à l’origine des vents destructeurs.
Les dieux choisirent Zeus comme roi. Il distribua sagement les honneurs. Sa première épouse fut Métis (la Sagesse). Zeus l’avala alors qu’elle était enceinte afin d’empêcher qu’elle ne donne naissance à un fils qui le renverserait, et de sa tête naquit plus tard Athéna. Thémis donna naissance aux Heures et aux Moires, Eurynomé aux Charites, Déméter à Perséphone, Mnémosyne aux Muses, et Léto à Apollon et Artémis. Sa dernière épouse fut Héra, qui enfanta Hébé, Arès et Ilithyie.
Le texte se termine par une liste des enfants d’autres dieux et des unions des déesses avec des mortels. Déméter enfanta Pluton d’Iasion, Harmonie des filles de Cadmos, Éos de Memnon, Thétis d’Achille, Cypris d’Énée, Circé d’Agrias et Latinus d’Ulysse. « Maintenant, Muses de l’Olympe, chantez-moi les louanges de ces femmes, filles à la voix suave de Zeus, porteur de l’égide… »
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