Génération d’images à l’aide de réseaux neuronaux :
comment fonctionnent les algorithmes modernes
Automatique traduire
En quelques années seulement, la génération d’images par réseaux de neurones est passée du stade expérimental en laboratoire à celui d’outil grand public. L’utilisateur saisit une requête textuelle, choisit un style, et le modèle produit en quelques secondes une illustration, une œuvre d’art ou un concept de design réaliste. La simplicité apparente de l’interface masque des modèles mathématiques complexes, d’immenses quantités de données et un apprentissage en plusieurs étapes. Pour utiliser judicieusement ces technologies, il est essentiel de comprendre les types d’algorithmes sous-jacents à la génération d’images et le fonctionnement de l’ensemble du processus, du texte au pixel.
Principes de base de la génération d’images à l’aide de réseaux neuronaux
Les algorithmes modernes de génération d’images reposent sur l’apprentissage sur de vastes ensembles de données : des millions d’images légendées permettent au modèle de déceler des corrélations statistiques entre le texte et les objets visuels. Le réseau neuronal ne « mémorise » pas les images individuellement, mais apprend à encoder numériquement les formes, les couleurs, les textures, les compositions et les relations entre les objets.
Le processus peut être simplifié en quelques étapes. Tout d’abord, la requête textuelle est convertie en une représentation vectorielle à l’aide d’un modèle de langage : chaque mot et expression devient un ensemble de nombres reflétant sa signification. Ensuite, la partie générative prend le relais, créant une image dans l’espace des caractéristiques latentes à partir de cette description textuelle. Enfin, le résultat est converti en une image raster classique à une résolution spécifiée.
Presque toutes les architectures modernes utilisent des mécanismes d’attention, permettant au modèle de « regarder » différentes parties du texte et différentes zones de l’image avec des degrés d’importance variables. Cela contribue à restituer plus précisément des relations telles que « une voiture rouge sur fond de montagnes » ou « un portrait de style peinture à l’huile ».
Exemples d’effets : https://avalava.ai/categories/visual-effects
Classes de modèles de base pour la génération d’images
Ces dernières années, plusieurs approches clés de génération d’images ont émergé. Les plus courantes sont les réseaux antagonistes génératifs (GAN), les modèles de diffusion et les modèles basés sur les auto-encodeurs et les transformateurs.
Les GAN sont composés de deux réseaux : un générateur et un discriminateur. Le générateur crée des images à partir de bruit aléatoire, tandis que le discriminateur tente de distinguer ces images générées d’exemples réels issus de l’ensemble d’entraînement. Durant l’entraînement, les deux réseaux s’affrontent, et le générateur apprend progressivement à produire des images de plus en plus réalistes. Cette approche a démontré une grande qualité, mais elle est difficile à mettre en œuvre et sensible aux paramètres.
Les modèles de diffusion fonctionnent différemment. Ils apprennent en inversant le processus : dans un premier temps, du bruit est ajouté progressivement à l’image, détruisant sa structure ; puis, le modèle apprend à supprimer graduellement ce bruit et à restaurer l’image originale. Lors de la génération, c’est l’inverse qui se produit : à partir d’une description textuelle, le modèle part d’une représentation presque entièrement bruitée et la « clarifie » progressivement jusqu’à obtenir l’image finale. L’approche par diffusion est aujourd’hui fréquemment utilisée dans les services populaires en raison de sa grande stabilité et de sa qualité.
Un autre domaine de recherche concerne les modèles d’espace latent . Dans ces modèles, les images sont d’abord compressées en une représentation compacte (code latent) à l’aide d’un auto-encodeur. La génération a lieu dans cet espace compressé, ce qui accélère considérablement les calculs et réduit les besoins en ressources. Le résultat est ensuite décodé pour obtenir une image haute résolution.
En résumé, les types de modèles peuvent être représentés comme suit :
- GAN — images réalistes grâce à l’entraînement adverse d’un générateur et d’un discriminateur.
- Modèles de diffusion - suppression progressive du bruit et «clarification» graduelle de l’image.
- Les modèles latents avec auto-encodeurs fonctionnent dans un espace de caractéristiques compressé pour accélérer la génération.
Comment un texte est transformé en image : les étapes de l’algorithme
Les modèles multimodaux, qui combinent représentations linguistiques et visuelles, jouent un rôle clé dans la génération d’images à partir de requêtes textuelles. Entraînés sur des paires texte-image, ils peuvent évaluer la correspondance entre la description et l’image.
Le processus se déroule généralement comme suit :
- L’utilisateur formule une demande : style, objets, composition, exigences supplémentaires.
- Le texte est traité par un modèle de langage qui encode le sens et le décompose en éléments clés.
- La partie générative reçoit un vecteur de texte et commence à construire une image dans l’espace latent ou pixel, en affinant progressivement les détails.
- À chaque étape, le modèle prend en compte les mots importants pour les zones locales de l’image et ajuste la forme, la couleur et l’éclairage.
- Le résultat est une image d’une taille donnée, que l’utilisateur peut affiner, régénérer ou modifier à l’aide d’invites supplémentaires.
Ce processus étape par étape permet au réseau neuronal de s’adapter à des demandes de niveaux de détail variables : des descriptions brèves aux instructions complexes précisant le style artistique, le type d’objectif, les réglages d’éclairage et la profondeur de champ.
Les algorithmes modernes de génération d’images par réseaux de neurones reposent sur une combinaison de modèles de langage performants, d’architectures génératives et d’un apprentissage sur des ensembles de données massifs. L’utilisateur ne perçoit qu’une interface avec un champ de texte, mais derrière cette interface se cache un processus complexe en plusieurs étapes où statistiques, algèbre linéaire et optimisation sont transformées en images. Comprendre les principes de fonctionnement de tels systèmes permet de formuler des requêtes plus pertinentes, d’évaluer les limites de la technologie et d’utiliser la génération d’images par réseaux de neurones comme un outil à part entière pour la créativité, le design et la communication visuelle.