Nikolay Ge – Peter I interrogates Tsarevich Alexei Petrovich in Peterhof
Emplacement: The State Tretyakov Gallery, Moscow (Государственная Третьяковская галерея).
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ПЕТРОВО ВРЕМЯ
У, сотрясут Россию
Петровские дела!
Её углы глухие,
Где старины смола.
О, лихостью Петровой
Смят византийский мир.
Царь лютый, царь суровый
С бояр посгонит жир.
Гулянье – аж до смерти!
И смерти лих напор.
И дела нет до тверди.
От веры до сих пор
Что толку? Знай работай,
В Голландии учись.
И становись Европой –
Вот это будет жисть!
Так хорошо ли было –
Петровский шум и гам?
Строительная сила
По разным берегам?
Иль Византийским ладом
Пришли бы мы к тому,
Чтоб Русь предстала садом?
Неясно никому…
Но буркалы Петровы
Из глубей временных
На нас глядят, суровы, -
Сегодняшних, живых.
Quelle histoire russe tortueuse! Combien dévénements, tragiques, héroïques, majestueux et simples! Quelle douleur et quelle joie, quel humblement et quelle exubérance, quelles trahisons et quelles loyautés! Tant de choses pourraient être décrites, représentées, mises en mots... Cest précisément ce que faisaient les grands compositeurs, écrivains et artistes russes. Les artistes, en particulier, portaient souvent leur attention sur lhistoire russe et sefforçaient de la représenter avec précision et sincérité.
On entend depuis longtemps de nombreuses critiques et reproches à légard de Pierre le Grand. Cela coexiste avec les éloges et les odes célébrant son illustre parcours. Lartiste Nikolaï Gue a choisi un sujet très inhabituel et contradictoire pour sa toile : Alexis et Pierre, fils et père. À cette époque, il était assez courant et audacieux de dire que lempereur était tout simplement un tsar-parricide. Il avait ordonné lexécution de son seul héritier, uniquement parce quil ne suivait pas son chemin. On a oublié que cela constituait une trahison directe du tsarévitch, qui projetait de marcher sur son père avec une armée.
Mais il ne sagit pas seulement dune confrontation entre deux personnalités, bien que cela joue un rôle important ici. Il sagit du fait que lartiste, par la force de son imagination, a créé un chef-dœuvre étonnant. Pourquoi parle-t-on dimagination? Parce que personne ne sait si cette rencontre a eu lieu, si ils se sont parlé? Et sils se sont parlés, de quoi ont-ils parlé? Le père a-t-il tenté de convaincre son fils, voulait-il le pardonner? Même sil le voulait, il ne pouvait plus. Il ne pouvait pas, car à ce moment-là, cela naurait pas été un acte царский, mais lacte dun père, et non celui dun empereur. De Pierre, on attendait un acte impérial : Tuer le traître!. Mais ce qui est intéressant, cest que vous ne trouverez aucune signature de lempereur dans les documents ; cette sentence (cest-à-dire son exécution) a été approuvée par le Sénat.
Mais quy a-t-il sur la toile? On y voit une tentative de représenter cette conversation. Une tentative de comprendre, même si elle a eu lieu, ce que des êtres autrefois proches auraient pu se dire... En fin de compte, rien de bon ne ressort, et on peut le voir à quel moment de la conversation lartiste a capturé la scène. Regardez : Pierre regarde son fils avec mépris, mais aussi avec une certaine pitié, tandis quAlexis semble plutôt mal à laise que honteux. Il nest pas brisé ; il considère toujours son père comme un renegat et un Antéchrist, comme la longtemps fait son entourage. Et cest cette confrontation que Gue a capturée sur sa toile, et on sent presque dans ce silence de la conversation la confrontation entre deux personnalités et deux directions : lun menait le pays vers lavant, tandis que lautre, au contraire, aspirait à une ancienne quiétude.
Боль души отца, за не разумного сына.
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Deux figures dominent la scène. À gauche, une silhouette sombre et droite, probablement linterrogateur. Son regard, difficile à déchiffrer à cause de la lumière, semble fixé sur le jeune homme assis. Il porte une tenue sobre et austère, accentuant son rôle dautorité. Sa posture est impeccable, presque militaire.
À droite, le jeune homme, visiblement accablé, est assis sur un fauteuil à lassise rouge et capitonné. Il penche la tête, son expression suggère un mélange de fatigue, de résignation et peut-être de peur. Ses vêtements sont plus décontractés, voire négligés, et témoignent de son statut inférieur. Il est assis dans une position détendue, mais cela ne fait quaccentuer la gravité de la situation.
Un bureau, couvert dun tissu richement décoré, occupe une place centrale. On y aperçoit des documents, des papiers, un encrier, suggérant limportance de linterrogatoire et les enjeux qui sy jouent. La lumière, provenant dune source indistincte, est focalisée sur le bureau, attirant lattention sur les preuves et les interrogations qui sy déroulent.
Le décor, avec ses tableaux accrochés au mur et la cheminée éteinte, contribue à lambiance générale de solennité et de confinement. Lensemble de la scène est plongé dans une pénombre qui renforce le sentiment de mystère et dinquiétude. La composition est structurée de manière à souligner le déséquilibre des pouvoirs entre les deux personnages, avec linterrogateur se tenant en position de contrôle et le jeune homme dans une posture plus vulnérable.
Au-delà de la simple représentation d’une scène dinterrogatoire, lœuvre semble interroger les thèmes du pouvoir, de la succession et de la justice. Lombre, la lumière, les postures et la mise en scène contribuent à créer un sentiment doppression et de fatalité. Il ne sagit pas seulement dun moment de questionnement, mais dune confrontation entre deux générations, deux mondes, deux destins.