National Gallery of Art – Edward Hicks - Penn’s Treaty with the Indians
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Le tableau présente une scène de rencontre entre un homme blanc, manifestement une figure dautorité, et un groupe dAmérindiens. Lhomme, vêtu dun costume sobre et posant une main sur un document, semble être le centre de lattention, irradiant une aura de dignité et de calme. Il est encadré par deux autres hommes en redingotes, probablement des collaborateurs ou des témoins de cet accord.
Devant lui, on distingue une assemblée dAmérindiens, représentés avec une certaine diversité de vêtements et dapparences. Certains sont assis, dautres debout, certains semblent observer attentivement la scène, tandis que dautres affichent des expressions plus neutres, voire indifférentes. Une attention particulière est portée aux détails de leurs ornements : plumes, peaux de bêtes, et bijoux témoignent d’une culture riche et distincte.
Larrière-plan est composé dun paysage bucolique, avec un arbre aux feuilles flamboyantes occupant une place prépondérante, symbolisant peut-être la prospérité et labondance. On aperçoit également un bâtiment à larrière-plan, possiblement un lieu de commerce ou dhabitation, ainsi qu’un navire, soulignant l’importance du commerce et de la colonisation.
Linscription au premier plan, lisible en anglais, confirme que le sujet de la peinture est un traité conclu entre William Penn et les Amérindiens en 1681. Elle insiste également sur le caractère sacré de cet accord, qualifié de fondation de la liberté religieuse et civile aux États-Unis.
Au-delà de la représentation factuelle dune rencontre diplomatique, la peinture recèle des sous-entendus complexes. La posture et le regard de lhomme blanc suggèrent une volonté de domination et de contrôle, tandis que les expressions des Amérindiens sont plus ambiguës. La mise en scène, avec lhomme blanc au centre et les Amérindiens en périphérie, renforce limpression dune relation de pouvoir inégale.
L’abondance des feuilles d’automne, bien que pouvant évoquer la richesse, peut aussi suggérer une perte, une fin de cycle, et par extension, la disparition progressive des cultures autochtones. Lensemble de la composition semble ainsi vouloir idéaliser un passé colonial, tout en dissimulant les conséquences néfastes de cette expansion pour les populations indigènes. Lœuvre, malgré son intention affichée de paix et de conciliation, est donc chargée de tensions et de contradictions qui invitent à une lecture critique.