Camille Pissarro – View of the Cotton Mill at Oissel, near Rouen. (1898)
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L’artiste a choisi de représenter une étendue deau, probablement une rivière ou un canal, qui se trouve en premier plan. Plusieurs embarcations, semblant être des barges ou des péniches, sont amarrées au bord de leau. On distingue des hommes, vêtus de costumes sombres, qui se trouvent à proximité de ces bateaux, peut-être des ouvriers ou des manutentionnaires. Un drapeau tricolore flotte au vent, ajoutant une dimension patriotique à la scène, bien que cette dernière soit principalement marquée par la présence industrielle.
La palette de couleurs est dominée par des tons terreux : ocres, bruns, gris, qui reflètent la réalité brutale de lactivité manufacturière. Le ciel, peint de touches rapides et légères, offre un contraste avec la lourdeur des bâtiments et des cheminées. Lensemble est imprégné dune impression de travail acharné et de transformation du paysage.
Au-delà de la simple description dun lieu, cette peinture semble évoquer les conséquences de la révolution industrielle. On perçoit une certaine ambivalence : la filature représente le progrès, la modernité, mais aussi la pollution, lexploitation, et une possible dégradation de lenvironnement. La présence humaine, quoique discrète, souligne la dépendance des individus par rapport à cette activité économique, tout en suggérant peut-être une forme de résignation face à la réalité industrielle. L’atmosphère générale laisse transparaître une mélancolie contenue, une sorte de deuil du paysage traditionnel englouti par lère industrielle.