Gerrit Dou – Woman Peeling Carrot
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Dans cette scène domestique, nous voyons une femme, vraisemblablement une servante, absorbée dans une tâche quotidienne : éplucher une carotte. Elle est positionnée au premier plan, légèrement de biais, ce qui crée une impression de spontanéité et dintimité. Son regard, dirigé vers le bas, suggère une concentration intense, voire une certaine mélancolie. La lumière, provenant dune source non visible, éclaire son visage et ses mains, tandis que le reste de la pièce est plongé dans une ombre profonde.
Lenvironnement dans lequel elle se trouve est modeste. Un pot en métal, un pichet et un potager riche en légumes – carottes, choux, citrouille – occupent le rebord dune fenêtre. Deux poulets, l’un à l’arrière plan et l’autre à sa droite, viennent compléter la composition. La fenêtre, encadrée par un arc architectural, offre un aperçu dun intérieur sombre et indistinct, probablement une pièce plus grande.
La palette de couleurs est dominée par des tons sombres et terreux : bruns, gris, noirs, rehaussés par des touches de blanc et de rouge orangé. Cette gamme chromatique contribue à latmosphère feutrée et intimiste de la scène. Le contraste entre la clarté des éléments au premier plan et lobscurité de larrière-plan accentue la focalisation sur la figure féminine et son activité.
Au-delà de la simple représentation dune scène de la vie quotidienne, cette peinture semble explorer des thèmes plus profonds. Lisolement de la femme, son travail manuel, et laustérité de son environnement peuvent évoquer la condition de la classe laborieuse, souvent invisible et oubliée. La présence des légumes et des poulets souligne la nécessité du travail et de la subsistance, rappelant le lien vital entre l’homme et la nature. Le regard absent de la femme, et son attitude concentrée, laissent entrevoir une rêverie, une fuite vers un monde intérieur, peut-être en réaction à la monotonie et aux contraintes de son quotidien. Enfin, la composition, avec son cadre architectural, pourrait être interprétée comme une allusion à la fragilité et à la précarité de l’existence humaine.