Château de Versailles – François-Auguste de Bear -- Proclamation de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, 1848
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Au premier plan, un homme à la peau sombre, le torse nu, se dresse, les bras levés, brandissant ce qui semble être les chaînes quil vient de se voir libérer. Son expression est à la fois triomphante et intense, capturant linstant crucial de la libération. Autour de lui, une multitude de personnes, agenouillées, prosternées ou debout, tendent les mains vers le ciel, exprimant leur gratitude et leur espoir. Les postures et les visages révèlent un éventail démotions : larmes de joie, sourires, regards émerveillés.
Sur le côté gauche de la composition, un homme en uniforme militaire, probablement un officier, brandit un drapeau tricolore. Sa position, légèrement en retrait par rapport à la foule, suggère un rôle de proclamateur, de porteur de la nouvelle officielle. La présence du drapeau français introduit un élément de formalité et de légitimité à cet événement apparemment populaire.
Le groupe de colons blancs, situé au centre de la scène, est moins expressif que la foule noire. Les femmes, coiffées et vêtues de robes blanches, observent la scène avec une expression indéchiffrable. Certains hommes, en costume, se tiennent à lécart, semblant plus préoccupés par l’aspect officiel de la cérémonie que par l’émotion palpable qui règne parmi les anciens esclaves.
L’arrière-plan, avec sa végétation luxuriante et son étendue d’eau, contribue à l’atmosphère exotique et tropicale du lieu. Cependant, la perspective est légèrement floue, ce qui suggère que l’accent est mis sur la foule et l’événement immédiat.
Les subtexts de cette œuvre sont multiples. Au-delà de la simple représentation de labolition de lesclavage, on perçoit une tentative de légitimer le pouvoir colonial français en présentant lémancipation comme un acte de générosité et de progrès. Limage tend à effacer, voire à minimiser, les décennies de souffrance et doppression subies par les esclaves, en se concentrant sur linstant de la libération et en mettant en avant la figure de l’officier français comme porteur de cette libération. Le contraste entre les corps noirs, libérés de leurs chaînes, et les corps blancs, observateurs distants, soulève également des questions sur les relations de pouvoir et les enjeux de lidentité coloniale. Lœuvre, bien quelle célèbre une abolition, pourrait également être interprétée comme une tentative de contrôler et de narrer un moment historique complexe, en présentant une version idéalisée et potentiellement réductrice de la réalité.