Jan Brueghel the Younger – Allegory of war
Emplacement: Museum Calvet (Musée Calvet), Avignon.
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Lœuvre présente une scène complexe, à la fois intime et grandiose. En premier plan, nous découvrons un amas disparate darmes et darmures. Des épées, des piques, des casques, des boucliers sont éparpillés sur une surface sombre, suggérant le chaos et la fin dun combat. La richesse des textures et la précision des détails dans la représentation de ces objets témoignent dun souci de réalisme.
Au-delà de cet enchevêtrement métallique, une figure féminine, drapée dans une robe d’une teinte ocre et or, occupe une place centrale. Elle est assise sur un petit tabouret, posée sur un tapis richement décoré, également jonché d’armes. Son regard, dirigé vers lextérieur du tableau, est à la fois déterminé et mélancolique. Elle lève une main, comme pour donner un signal, tandis que de lautre elle tient un cor, instrument de la trompette, qui pourrait symboliser lannonce dune bataille ou la victoire. Un putto, à sa gauche, semble lui offrir une couronne de laurier, un symbole classique de triomphe.
Larrière-plan est dominé par un paysage ordonné et verdoyant, en contraste frappant avec le désordre du premier plan. Un arc de triomphe, orné de statues, encadre une scène de soldats en marche vers un lieu indéterminé. On devine une architecture classique au loin, peut-être un château ou une ville, renforçant lidée dun ordre moral et politique qui se dresse au-dessus de la violence. Une autre scène, plus petite et située à droite de larc, montre des soldats et des chevaux, suggérant un conflit en cours.
Lensemble de la composition suggère une réflexion sur la nature de la guerre. Le contraste entre la violence représentée par les armes et la figure féminine, allégorie de la guerre, évoque la dualité de ce conflit : à la fois destructeur et porteur de gloire. L’abondance des armures et des armes laisse supposer que la guerre est une activité humaine constante, une part intégrante de lhistoire. Le putto et la couronne de laurier, bien que symboles de victoire, ne parviennent pas à masquer la brutalité sous-jacente. Lattention portée aux détails des objets et du paysage suggère également une volonté de documenter, de figer dans le temps un moment de l’histoire.
On peut déceler dans cette œuvre une tension entre lordre et le chaos, la gloire et la destruction, la beauté et la violence. La figure féminine, en tant quincarnation de la guerre, semble à la fois maîtresse de la situation et victime du cycle de la violence quelle représente.