Francis John Wyburd – the harem
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L’œuvre dépeint une scène intérieure richement décorée, probablement destinée à évoquer un espace domestique oriental, un harem tel qu’il était fantasmé en Occident. Nous voyons une pièce aux murs ornés de motifs complexes, de tentures brodées aux couleurs chaudes – rouge, or, beige – et dun décor architectural subtilement suggéré. La lumière, diffuse et dorée, baigne lensemble de la scène, créant une atmosphère à la fois intime et luxueuse.
Au premier plan, trois femmes sont représentées. Deux dentre elles, assises sur un divan capitonné, semblent engagées dans une conversation. Lune, au centre, est drapée dans une robe claire, la tête ornée dune coiffure élaborée, et sa posture suggère une certaine autorité ou une position privilégiée. Lautre, à droite, porte une robe aux tons orangés et manipule un petit oiseau en émail, un geste qui pourrait symboliser la frivolité, loisiveté, voire la captivité. Une troisième femme, plus jeune, est agenouillée devant elles, les yeux levés vers lune des femmes assises. Son expression suggère un mélange de respect et d’attente.
Un jeune homme, partiellement visible à gauche, se tient sur un coussin, semblant servir de domestique ou desclave. Il tient dans ses mains un plateau chargé dobjets, dont un chandelier, ce qui renforce lidée de luxe et de servitude. La présence dun cuivre poli, posé sur une petite table basse, ajoute une touche dauthenticité et de réalisme à la scène.
Le sous-texte de cette œuvre est profondément enraciné dans les fantasmes orientalistes du XIXe siècle. L’intérieur opulent, les femmes aux regards énigmatiques et la figure du serviteur contribuent à une vision idéalisée et exotisée de la culture orientale. On perçoit une tension entre le luxe affiché et une possible oppression, une ambivalence qui est typique de la représentation des harems dans l’art occidental de lépoque. Limage ne cherche pas à donner une représentation documentaire, mais plutôt à projeter des désirs et des angoisses liées à laltérité et à linconnu, en utilisant lexotisme comme un moyen dexplorer des thèmes complexes comme le pouvoir, la sexualité et la liberté. La composition, bien que statique, suggère une narration implicite, laissant le spectateur imaginer les dynamiques sociales et personnelles qui se cachent derrière les apparences.