Charles Frederick Goldie – Still life 1890 61x94.5cm
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La composition est marquée par une certaine asymétrie, mais une asymétrie maîtrisée, qui confère une impression de stabilité et d’équilibre. Le vase en verre, occupant une place prépondérante à gauche, contient plusieurs poissons plus petits, ajoutant une dimension de captivité et dartificialité à la scène. Leur regard, figé dans le verre, semble exprimer une résignation silencieuse.
Le fond sombre, constitué de draperies épaisses, accentue la luminosité du plateau et des poissons, les isolant et les mettant en relief. Cette obscurité contribue également à créer une atmosphère de mystère et de mélancolie. Le contraste entre la fraîcheur des poissons et la rigidité du marbre, entre la vie éphémère des créatures et l’immobilité du support, suggère une réflexion sur la mortalité et la fragilité de l’existence.
L’absence de toute trace humaine est frappante. Pas d’ustensile, pas de main qui aurait préparé cette mise en scène. Cette absence renforce l’impression de distance et d’objectivité, comme si l’artiste se contentait de documenter, de constater, sans jugement ni émotion particulière.
Lensemble de la scène évoque un sentiment de froideur, de détachement, voire de cruauté implicite. Loin d’une célébration de l’abondance, on perçoit une méditation sur la condition animale, la manipulation, et la vanité des choses terrestres. Le tableau, dans son silence, résonne dune subtile et lancinante tristesse.