Pierre Bonnard – mediterranean i triptych 1911
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À laile gauche, on distingue une figure féminine, assise, coiffée dun chapeau à larges bords. Elle est plongée dans un halo de lumière dorée émanant dun feuillage dense et luxuriant. Latmosphère est calme, presque contemplative, suggérant un moment dintimité et de repos. Le jaune dominant évoque la chaleur du soleil et lopulence de la nature.
Lespace central est dominé par une composition plus ouverte. Un grand arbre, probablement un cyprès, sélève vers le ciel, tandis que le regard est guidé vers une vue panoramique sur la mer. La présence de bâtiments en arrière-plan, discrètement intégrés au paysage, rappelle une habitation humaine, mais sans la caractériser précisément. La lumière, ici, est plus diffuse, créant un effet de miroir sur le sol, qui semble presque liquide. Le tableau suggère une transition, un passage vers lhorizon.
Enfin, laile droite présente un ensemble plus sombre et mystérieux. Une végétation touffue, dun vert profond, masque une structure architecturale dont on ne distingue que des fragments. Au premier plan, un groupe de figures féminines, drapées dans des étoffes aux tons terreux, est assis, semblant absorbé par une activité discrète. Lambiance est plus intime, presque feutrée, évoquant un lieu de refuge et de conversation. Le contraste entre la lumière et lombre est plus marqué, contribuant à créer une atmosphère chargée de mystère.
Lensemble de la composition suggère une exploration des différentes facettes du paysage méditerranéen, à la fois physique et spirituelle. Le tryptique, par sa structure, invite à une lecture successive, à une méditation sur les différents états dâme que peut susciter la contemplation de la nature. On décèle une certaine mélancolie, mais aussi une profonde sérénité, comme si lartiste cherchait à saisir lessence même de cette région, son caractère à la fois sauvage et civilisé, lumineux et ombragé. Les figures humaines, bien que présentes, restent discrètes, presque secondaires, laissant la nature prendre le dessus. Elles semblent sintégrer au paysage, devenant partie intégrante de sa beauté et de sa poésie.