Pierre Bonnard – the mantelpiece 1916
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Lœuvre dépeint une scène domestique, centrée autour dun manteau orné dun miroir. Au premier plan, une étoffe blanche, drapée avec nonchalance, suggère une présence, une intimité. Sur le manteau, on distingue divers objets : un plateau rouge allongé, une petite poterie de couleur terre, et un bouquet de fleurs fanées, disposé dans un vase bas.
Le miroir, véritable pivot de la scène, renvoie une image déformée et fragmentée dune figure féminine. On perçoit une silhouette nue, dont le torse est mis en valeur. Une main se soulève, comme pour se toucher, ou pour ajuster quelque chose. Lautre partie du corps est visible dans un profil, légèrement penché, ajoutant à limpression de mouvement et de fragilité. La représentation est loin d’être naturaliste ; l’artiste privilégie des aplats de couleur, des contours imprécis et une simplification des formes. Les teintes dominantes sont chaudes : des ocres, des ors, des rouges, créant une ambiance feutrée et mélancolique.
Lensemble de la composition évoque un sentiment de solitude et de perte. La figure féminine, reflet déformé, semble insubstantielle, comme une apparition fugace. Les fleurs fanées, le plateau dobjets ordinaires, soulignent la banalité du quotidien, contrastant avec la fragilité de linstant capturé. Labsence apparente dune autre présence renforce cette impression disolement. Il semble que le miroir ne reflète pas seulement une image, mais aussi une introspection, un regard porté sur soi-même et sur la fuite du temps. La disposition des objets, léclairage diffus et latmosphère générale suggèrent une contemplation silencieuse, un moment de vulnérabilité et de mélancolie.