Eugenio Chicano – #38487
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Au premier plan, une série de cyprès stylisés dominent la composition. Ces arbres, réduits à des formes cylindriques et angulaires, sont déclinés dans une palette de verts, de noirs et de bruns, accentuant le caractère fragmentaire de lensemble. Leur alignement rigide suggère une certaine contrainte, voire une opposition à la forme organique de la ville en arrière-plan.
L’artiste a choisi de représenter la scène non pas de manière réaliste, mais par une série de plans juxtaposés et de perspectives multiples. Cette technique, typique des recherches cubistes, donne limpression dune vision simultanée du paysage, où le temps et lespace sont distordus. Les lignes noires et épaisses qui structurent lœuvre renforcent cette sensation de fragmentation et dinstabilité.
On perçoit, au-delà de la simple représentation d’un paysage, une réflexion sur la relation entre lhomme et la nature, entre la ville et le monde rural. La ville, figée dans sa monumentalité, contraste avec la verticalité des cyprès, symboles de deuil et de renouveau. La juxtaposition de ces éléments suggère une tension, une interrogation sur le sens de lexistence et la fragilité de la condition humaine face à l’éternité du paysage.
Labsence de figures humaines renforce le caractère méditatif et introspectif de lœuvre. Le regard du spectateur est invité à se perdre dans la complexité des formes et des couleurs, à ressentir latmosphère particulière qui émane de ce paysage fragmenté, mais profondément expressif. Lensemble dégage une impression de solitude et de contemplation, invitant à une réflexion sur le passage du temps et la mémoire des lieux.