Frederick Arthur Bridgman – #35043
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La composition est marquée par une horizontalité prédominante, renforcée par la disposition allongée des corps et des instruments. La première femme, à gauche, est penchée sur un luth, son visage caché, suggérant une contemplation intérieure. À sa droite, une autre femme, enveloppée dans un manteau bleu aux drapés complexes, semble accablée par la tristesse, les yeux baissés, la tête inclinée.
Au centre, une figure féminine, vêtue dune robe rouge richement plissée, est assise près d’une harpe. Elle est le point focal de l’œuvre, son regard pensif fixé au loin, exprimant un sentiment dattente ou de mélancolie. Lattitude de sa main, appuyée sur sa jambe, suggère une posture de repos, mais aussi de méditation.
Enfin, la quatrième femme, à l’extrême droite, est vêtue dune tunique blanche et ornée d’une couronne de laurier. Elle tient un petit orgue à broche, mais ne semble pas jouer, son attention tournée vers l’extérieur. Son expression, quoique plus sereine que celles des autres femmes, nest pas exempte dune certaine tristesse.
Les couleurs, dominées par des tons chauds et sombres – rouge, bleu, jaune ocre – contribuent à latmosphère générale de recueillement et de mélancolie. La lumière, diffuse et uniforme, souligne la texture des étoffes et des visages, révélant une attention particulière portée aux détails.
Les instruments de musique, omniprésents, semblent incarner autant des symboles de créativité et d’expression que des vecteurs de tristesse. Lensemble de la scène laisse entrevoir une interrogation sur le sort des muses, sur linspiration qui vacille, et sur la fragilité de lâme artistique. On pourrait y lire une allégorie du deuil ou de la perte, la musique se muant en un chant funèbre silencieux. Le décor sobre et labsence déléments extérieurs renforcent l’impression d’une scène intemporelle et universelle, explorant les profondeurs de lémotion humaine.