Paul Gauguin – Baby, 1896, Eremitaget
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Au premier plan, un enfant est assis sur les genoux d’une figure féminine. La posture de lenfant, la tête penchée et le regard concentré, suggère une attention rivée sur quelque chose hors du champ de notre vision. La femme, assise sur un banc rudimentaire, semble absorber la contemplation de lenfant, son visage tourné vers lextérieur, dans une expression de douceur et dinquiétude mêlées. Le traitement des visages, volontairement simplifié, renforce limpression dune scène intemporelle.
À larrière-plan, une fenêtre encadre un paysage où des animaux – probablement des bœufs – paissent dans un champ. Un ciel rougeoyant, teinté dune lumière crépusculaire, accentue le caractère onirique de la scène. Un personnage ailé, à lallure angélique, se tient à droite, observant la scène avec une expression indéchiffrable. Sa présence, à la fois protectrice et distante, introduit une dimension spirituelle et mystérieuse.
Lorganisation spatiale est marquée par une certaine fragmentation. Les plans ne se rejoignent pas de manière conventionnelle, créant un effet de superposition et d’éloignement. Cette disposition contribue à lambiguïté de l’œuvre, la rendant ouverte à de multiples interprétations.
On peut y lire une allégorie de lenfance, de la transmission et de la fragilité. Lange, possiblement représentant une figure maternelle ou spirituelle, veille sur le jeune enfant, tandis que la femme, au rôle ambigu, incarne peut-être un lien entre le monde tangible et lau-delà. La scène, imprégnée dune mélancolie latente, semble explorer les thèmes de linnocence perdue, de la protection et du passage du temps. Le paysage en arrière-plan, à la fois familier et étrange, renforce le sentiment dune rêverie profonde.