Adolph von Menzel – Overlooking the park of Prince Albrecht
Emplacement: Old and New National Galleries, Museum Berggruen (Alte und Neue Nationalgalerie, Museum Berggruen), Berlin.
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Dans cette œuvre, on observe un paysage urbain et naturel imbriqué, dominé par un ciel tumultueux. Le regard est immédiatement attiré par lampleur du ciel, peint avec une énergie palpable, où des nuages grisâtres et menaçants se bousculent, laissant filtrer des trouées lumineuses dun blanc laiteux. Cette lumière, quoique diffuse, accentue le caractère atmosphérique de la scène.
Le premier plan est structuré par une série darbres aux silhouettes verticales et imposantes. Certains sont dénudés, leurs branches fines et torturées sétendant vers le ciel, tandis que dautres, plus massifs, arborent un feuillage sombre et dense, évoquant un sentiment dimmobilité et de force tranquille. La disposition des arbres nest pas aléatoire; ils semblent encadrer la perspective, guidant le regard vers larrière-plan.
Au loin, une ligne dhorizon relativement basse révèle une architecture discrète : bâtiments aux toits rouges et un élément architectural plus imposant, possiblement un château ou un pavillon, se distinguent faiblement. Cette présence humaine est cependant diluée dans l’ensemble, presque subordonnée à la puissance de la nature.
La palette de couleurs est restreinte, privilégiant les tons gris, bruns et verts, avec des touches de blanc et de rouge pour les toits. Cette monochromie renforce l’impression d’une journée nuageuse et mélancolique. La touche est rapide et expressive, témoignant dun travail en plein air, où lartiste cherche à saisir l’éphémère et linstantané.
Au-delà de la simple représentation d’un paysage, cette peinture laisse entrevoir une méditation sur la relation entre lhomme et la nature. Larchitecture, bien que présente, paraît vulnérable face à la grandeur du ciel et à la force des arbres. On décèle une certaine mélancolie, une impression de solitude, peut-être accentuée par le ciel orageux. Il est possible que lartiste ait voulu évoquer la fragilité de lexistence humaine face aux forces naturelles, ou bien encore lintrospection et la rêverie suscitées par un paysage contemplatif. La scène, bien que banale dans son sujet, invite à une réflexion sur le passage du temps et la beauté éphémère du monde.