Childe Frederick Hassam – the avenue in the rain 1917
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œil est immédiatement attiré par les reflets sur le sol, qui multiplient et déstructurent les formes environnantes. Ces flaques, peintes avec une palette restreinte de bleus, de gris et de rouges, créent un effet de miroir vibrant, où les lignes verticales des bâtiments et les rayures du drapeau se diffractent et se confondent. On perçoit une tension entre la solidité des constructions et l’instabilité de la surface mouillée.
La palette chromatique, bien que limitée, est riche en nuances et en vibrations. Les rouges et les blancs du drapeau, mis en relief par le contraste avec le ciel sombre et la chaussée pluvieuse, semblent pulser dune énergie particulière. On remarque également une utilisation habile de la lumière, qui se reflète sur l’eau et crée un jeu d’ombres et de lumières qui dynamise la scène.
Plus quune simple représentation dune rue mouillée, lœuvre suggère une ambiance mélancolique et introspective. La pluie, en brouillant les contours et en atténuant les couleurs, semble isoler le spectateur de l’environnement urbain. Le drapeau, bien que visible, apparaît lui aussi comme une entité fantomatique, presque évanescente, diluée dans latmosphère pluvieuse.
On peut y déceler une interrogation sur la nature de la perception, la fragilité des apparences et la fugacité du temps. L’absence apparente de figures humaines renforce ce sentiment de solitude et d’introspection. La scène, bien que banale dans son sujet, est transfigurée par le traitement pictural, qui lui confère une dimension poétique et onirique. Lensemble évoque une nostalgie latente, un désir de retrouver une clarté perdue, noyée sous le voile de la pluie.