Childe Frederick Hassam – A Shower-Bonaparte Street(1887) Po Amp 061
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Sur le côté gauche, une haute muraille, soutenant ce qui semble être un jardin ou une promenade plantée d’arbres, encadre la perspective. La végétation, dépouillée de ses feuilles, suggère larrivée de lautomne ou de lhiver. On distingue quelques lanternes fixées au mur, indiquant peut-être une zone publique ou un lieu de passage.
Le centre de la composition est dominé par une file de calèches tirées par des chevaux, avançant lentement dans la rue. Les silhouettes des cochers et des passagers, voûtées sous leurs manteaux, sont à peine perceptibles. Au premier plan, deux figures humaines attirent immédiatement lattention : un homme en blouse bleue, le visage baissé, et un enfant, tous deux se protégeant de la pluie. Leur posture suggère une certaine résignation, voire une forme de pauvreté, contrastant avec l’image de la ville en mouvement.
La palette de couleurs est dominée par des tons gris, bruns et ocres, renforcés par les reflets sur leau. Cette monochromie contribue à l’atmosphère générale de tristesse et de solitude. Labsence de couleurs vives renforce le sentiment d’une journée ordinaire, banale, où le quotidien sécoule sans éclat.
Le tableau ne se contente pas de représenter une scène de rue ; il suggère une réflexion sur la condition humaine, sur la vie ordinaire des Parisiens, confrontés aux aléas du temps et aux difficultés de lexistence. La pluie, omniprésente, peut être interprétée comme un symbole de tristesse, de mélancolie, ou même de purification. L’ensemble évoque une certaine poésie urbaine, une beauté discrète et mélancolique qui se cache dans la banalité du quotidien. On entrevoit ainsi un tableau de la vie parisienne, loin des clichés touristiques, qui révèle une facette plus sombre et plus intime de la capitale.