Roberto Gonzalez – #11160
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Au centre, une ouverture rectangulaire, cadrant une scène extérieure, rompt avec cette uniformité. Ce paysage, peint avec une technique plus lisse et des couleurs plus froides – dominées par le gris et le bleu – présente une longue voie ferrée sétendant vers lhorizon sous un ciel nuageux. La perspective est accentuée par la ligne des rails, créant une impression de distance et d’éternité. Cette fenêtre ouverte semble offrir une échappatoire, un regard sur un monde extérieur contrastant avec lambiance étouffante de lespace clos.
Devant cette ouverture, posé sur une table recouverte d’un tissu aux motifs complexes, on distingue deux bustes. Ils sont représentés de profil, avec une expression neutre et une posture rigide. La représentation des visages, dune facture plutôt réaliste, suggère une certaine noblesse, tout en demeurant dépouillés démotion. À leurs pieds, un amas de bananes, disposées de manière apparemment aléatoire, introduit une note de fragilité et de décomposition.
Le contraste entre l’aspect monumental et figé des bustes et la nature éphémère des bananes est significatif. Il pourrait être interprété comme une réflexion sur la mortalité, sur la vanité des ambitions humaines face au temps qui passe. Lassociation des bustes, évoquant potentiellement des figures historiques ou mythologiques, avec ce fruit symbolisant labondance et la décadence, suggère une interrogation sur le sens de lexistence et la nature transitoire de la gloire.
Le mur orange, la fenêtre ouverte sur un paysage industriel, les bustes austères et les bananes fanées, constituent autant déléments qui, mis ensemble, invitent à une méditation sur le rapport entre lindividu, la mémoire, et le devenir. Lensemble laisse transparaître une mélancolie latente, une interrogation sur labsurdité du monde et la condition humaine.