Maria Antonia Dans Boado – #19138
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Leurs visages, dune expressivité contenue, laissent transparaître une certaine introspection. Leurs regards semblent dirigés vers lintérieur, loin de lenvironnement immédiat, comme plongés dans leurs propres pensées. Les vêtements, simples et aux couleurs contrastées (le rouge vif dune tunique face au blanc immaculé de lautre), soulignent leur individualité tout en les ancrant dans un contexte rural et traditionnel.
Au fond, une troisième fillette, plus petite et isolée, est assise sur un mur bas, tenant dans ses bras ce qui pourrait être un panier ou un jouet. Sa présence, discrète et presque fantomatique, ajoute une dimension de solitude et de fragilité à lensemble. Elle semble observer la scène sans y participer, accentuant le sentiment déloignement et de perte dinnocence.
Le décor, dun camaïeu de verts et de bruns, contribue à latmosphère générale de rêverie. Le mur de pierre, dune teinte ocre chaleureuse, crée une barrière visuelle et symbolique entre les jeunes filles et le spectateur. La végétation luxuriante en arrière-plan, bien que riche en couleurs, est traitée de manière floue, presque indistincte, comme pour évoquer un monde idéalisé, inaccessible ou révolu.
L’œuvre ne se limite pas à une simple représentation de lenfance. Elle semble interroger la notion de mémoire, de transmission et de perte. La lourdesse du bouquet transporté par lune des jeunes filles peut être interprétée comme une allégorie des traditions héritées, des responsabilités assumées, ou même des souvenirs douloureux. La solitude de la troisième fillette, quant à elle, pourrait symboliser la difficulté de se faire une place dans le monde, la perte de lenfance et lentrée dans un monde dadultes. L’ensemble suggère une nostalgie poignante pour un passé révolu, et une certaine mélancolie face à lavenir.