Nicolaes Berchem – The return from the hunt
Emplacement: The J. Paul Getty Museum, Los Angeles.
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À lavant-plan, la terre est jonchée de gibier - oiseaux, lièvres – signe évident du succès de la journée. Les chiens, nombreux et épuisés, se reposent autour de la proie, certains observant attentivement les personnages. Un groupe de femmes, vêtues de robes simples et naturelles, semble soccuper des chiens, leur offrant de leau et des caresses. L’une d’entre elles se penche, présentant une écuelle.
Un homme, monté sur le cheval, se distingue par sa tenue rouge flamboyante, contrastant avec les tons plus sourds du reste de la scène. Il semble être le chef de la chasse, ou du moins un membre important du groupe. Une jeune femme, assise à ses côtés, le regarde avec une expression indéfinissable, mêlant admiration et peut-être une pointe de mélancolie.
La partie supérieure de la composition est dominée par une structure architecturale en ruine. Une figure âgée, assise sur un balcon, observe la scène avec une expression pensive et distante. Elle est enveloppée dans une cape rouge, créant un parallèle visuel avec la tenue de lhomme à cheval. Un pot de fleurs, contenant une plante grimpante, ajoute une touche de verdure à la façade décrépite.
Larrière-plan, constitué de vestiges de bâtiments envahis par la végétation, suggère un lieu abandonné, peut-être une villa antique en ruine. Le ciel, sombre et nuageux, renforce latmosphère mélancolique et nostalgique de la scène.
Lensemble suggère un contraste entre la vitalité et l’énergie de la chasse, représentée par le cheval et les chiens, et la fragilité et la décrépitude du lieu. La présence de la figure âgée, observatrice passive, peut être interprétée comme une allégorie du temps qui passe, de la vanité des plaisirs terrestres et de la fuite de la jeunesse. Le lieu, à la fois grandiose et en ruine, évoque également la décadence de la noblesse et le déclin des empires. Il pourrait s’agir d’une méditation sur la nature éphémère de la gloire et du pouvoir, un thème récurrent dans lart du XVIIe siècle. Les relations entre les personnages, marquées par des regards furtifs et des gestes discrets, laissent entrevoir des tensions et des non-dits, enrichissant la complexité narrative de l’œuvre.