Rijksmuseum: part 3 – Cuyp, Benjamin Gerritsz -- De graflegging, 1630-1652
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L’œuvre nous offre une scène de deuil, d’une grande intensité émotionnelle. Au premier plan, un groupe de figures, drapées dans des étoffes sombres, semble rassemblé autour dune tombe fraîchement creusée. L’agitation et la tristesse se lisent sur les visages, à peine éclairés par une lumière diffuse et dramatique.
L’artiste a choisi un cadrage assez resserré, ce qui accentue le sentiment d’intimité et de proximité avec le sujet. Les personnages occupent presque tout lespace, créant une impression d’enfermement et de douleur. On observe une grande variété d’âges et de postures : certains se tiennent debout, les mains jointes dans la prière, d’autres sont accroupis, le visage enfoui dans leurs mains, témoignant d’une souffrance profonde.
À droite, une figure féminine, blanche et immaculée, se tient près du corps. Elle semble soutenir la dépouille, son regard perdu dans une profonde mélancolie. Labsence de couleurs vives renforce le caractère lugubre de la scène. Les tons bruns, gris et noirs dominent, avec quelques touches de blanc pour souligner l’importance de la figure centrale.
Le ciel, sombre et menaçant, constitue un arrière-plan dramatique. Il est strié de nuages sombres, qui semblent pressés sur les personnages, amplifiant ainsi l’atmosphère de désespoir. Lutilisation de la lumière est particulièrement remarquable. Elle est concentrée sur les visages et les mains des protagonistes, mettant en évidence leurs expressions de peine et leur vulnérabilité. Elle crée également un contraste saisissant entre les zones dombre et de lumière, contribuant à leffet dramatique global.
Au-delà de la représentation littérale dune sépulture, lœuvre semble interroger la fragilité de l’existence et l’inéluctabilité du deuil. Les figures sont anonymes, ce qui invite le spectateur à sidentifier à leur douleur et à méditer sur la condition humaine. Il se dégage une dimension universelle de la scène, qui transcende le contexte spécifique du récit. La peinture laisse transparaître une réflexion sur la mortalité, la perte et la consolation spirituelle. Le geste de prière, présent chez plusieurs personnages, suggère une recherche de réconfort face à ladversité.