Rijksmuseum: part 3 – Girolamo dai Libri -- Vrouw staande aan de waterkant, 1510-1530
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Lœuvre présente une scène maritime où une femme se tient au bord de leau, face au spectateur. Elle est le point focal de la composition, dominant le paysage qui s’étend derrière elle. Sa posture est assurée, presque frontale, avec un léger contre-jour soulignant la texture de ses vêtements et la forme de son corps.
Elle porte une robe violette drapée, laissant apparaître une jambe nue. La draperie, ample et mouvementée, participe à la dynamique de la scène, donnant une impression de légèreté et de grâce. Une étoffe blanche, maintenue par un ornement dans ses cheveux, contraste avec la couleur vive de la robe. Elle tient dans sa main droite une sorte de récipient, peut-être un vase ou un panier, dont le contenu est caché.
Le décor est composé dun paysage maritime caractérisé par une étendue deau calme et un rivage boisé. On aperçoit au loin une ville fortifiée, construite sur une petite île, ainsi que des arbres aux feuillages sombres. Plus loin encore, une chaîne de montagnes se dessine à lhorizon, adoucie par le ciel nuageux. Un navire à voiles, plus petit, se trouve en pleine eau, ajoutant une dimension de voyage et dexploration à la scène.
La lumière, douce et uniforme, crée une ambiance sereine et contemplative. Lutilisation dune palette de couleurs riches et vibrantes – le violet de la robe, le bleu-vert de leau, le brun des arbres – confère à l’œuvre une certaine opulence.
Au-delà de la description factuelle, on perçoit une certaine tension narrative. La femme, figée dans une attitude contemplative, semble à la fois connectée à son environnement et détachée de lui. Son regard, bien quorienté vers le spectateur, est absent, perdu dans ses pensées. On peut imaginer une multitude de subtexts : un adieu, une attente, un souvenir, une rêverie. Le navire, symbole de voyage et de changement, renforce cette impression d’incertitude et de transition. La ville lointaine, refuge possible, se situe dans une perspective inaccessible, accentuant le sentiment de solitude et d’isolement de la femme. Lensemble suggère une réflexion sur le passage du temps, la fragilité de lexistence et la puissance du souvenir.