Gustave Dore – img134
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L’ambiance générale est empreinte d’une étrange ambiguïté. Le décor, dépouillé et sobre, concentre lattention sur linteraction entre la fillette et la bête. La lumière, uniforme et diffuse, ne crée pas de zones dombre marquées, accentuant laspect surréaliste de la scène. Les mains de l’enfant, jointes nerveusement dans ses genoux, traduisent une certaine anxiété ou une hésitation face à cette présence inhabituelle.
Plusieurs interprétations peuvent être envisagées. Le contraste entre la fragilité de lenfant et la puissance de l’ours évoque une confrontation entre linnocence et la nature sauvage, le domestique et le primordial. Le tissu ornant la tête de l’ours pourrait symboliser une tentative vaine de contrôler le sauvage, une illusion de familiarité. L’œuvre, à travers cette juxtaposition inattendue, invite à une réflexion sur la frontière floue entre le réel et l’imaginaire, entre la civilisation et la barbarie, le rêve et la peur. On peut également y déceler une allégorie de lenfance, confrontée aux mystères et aux dangers du monde. Le lit, symbole de sécurité et de confort, devient ici le théâtre d’une rencontre improbable, révélant une dimension cachée et potentiellement menaçante de la réalité domestique. Le burin, par la précision de ses lignes et la profondeur de ses gravures, renforce l’impression d’étrangeté et de malaise qui émane de cette composition.