Gustave Dore – dore11
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Au premier plan, trois figures féminines sont regroupées. Deux dentre elles, apparemment en état de choc et de détresse, sont soutenues par une autre, plus âgée et qui semble diriger un geste suppliant vers le ciel. Cette dernière est placée sur un promontoire rocheux, légèrement en retrait par rapport aux deux autres, ce qui la place dans une position de commandement, voire de responsabilité. Ses mains levées, lobjet quelle tient difficile à discerner avec certitude, contribuent à limpression dune invocation désespérée.
Latmosphère générale est lourde de tristesse et de perte. La composition, marquée par la diagonale ascendante formée par le relief et la silhouette de la figure centrale, renforce le sentiment de mouvement et de tension. Le contraste entre la lumière crue du brasier et lobscurité ambiante accentue le caractère tragique de la scène.
On perçoit ici une interrogation sur le destin et la culpabilité. La destruction de la cité peut être interprétée comme une punition divine, et le geste de la femme âgée, comme une tentative de rédemption ou de négociation avec les forces supérieures. Le regroupement des figures suggère une solidarité face à l’adversité, mais aussi un sentiment d’impuissance.
Le dessin, par sa technique gravure, ajoute une dimension de solennité et de permanence à l’événement représenté. Les détails minutieux, notamment dans la représentation des rochers et des drapés des vêtements, contribuent à l’impression d’une scène figée dans le temps, témoignant d’une catastrophe irrémédiable. La composition, en somme, laisse transparaître une réflexion sur la fragilité des civilisations et la puissance du destin.