Gustave Dore – img087
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Ce gouffre est peuplé dune multitude de corps. Ils sont à moitié immergés dans une eau sombre et tumultueuse, se débattant dans une sorte dagitation chaotique. Les visages sont indistincts, mais lexpression générale est celle de la souffrance et de la lutte. La masse de corps semble sétendre à linfini, disparaissant dans les ténèbres du fond.
La composition est dominée par un fort contraste entre la figure isolée au sommet et la foule tourmentée en contrebas. Cette séparation physique souligne un fossé, une distance abyssale entre celui qui observe et ceux qui souffrent. On perçoit une atmosphère de fatalité, où la dignité et la solitude de lhomme observant sopposent à la détresse collective.
Labsence de couleurs, le recours à un monochrome et l’utilisation du tracé fin et précis contribuent à renforcer l’impression de gravité et de mélancolie. L’ensemble de la scène évoque une réflexion sur la condition humaine, sur la responsabilité, le péché, ou peut-être sur lindifférence face à la souffrance dautrui. Le spectateur est invité à interroger la nature de cette séparation, à sinterroger sur son propre rôle face à la misère du monde. Lœuvre ne donne pas de réponses, mais soulève des questions fondamentales sur la moralité et la compassion.