European art; part 1 – ANTONIO SUSINI Cristo vivo 115759 1765
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Le corps, dune musculature prononcée et finement ciselée, suggère la vitalité, contrairement à liconographie traditionnelle de la Passion du Christ, qui insiste davantage sur la souffrance et la mort. La peau, dun brun profond, est marquée de veines saillantes et de traces de lutte, témoignant de lépreuve traversée. Le visage, quoique portant les stigmates de la flagellation, affiche une expression de sérénité et de résignation plutôt que de douleur intense. Les yeux sont clos, laissant présager une introspection profonde, voire une communion avec le divin.
Un tissu drapé, de couleur plus claire, est négligemment noué autour des hanches, ajoutant une dimension de fragilité et d’humanité à la figure. Le travail sur la texture du bronze est remarquable, traduisant la peau, les muscles et les plis du tissu avec une grande finesse.
La lumière, apparemment diffuse, accentue le relief des formes et crée des jeux d’ombres qui dynamisent la sculpture. Labsence de décorum ou de paysage permet à la figure centrale de s’imposer pleinement, concentrant lattention du spectateur sur sa condition et sa présence.
Au-delà de la représentation physique, cette œuvre semble explorer la notion de renaissance et de victoire sur la mort. Le Christ vivant, tel quil pourrait être interprété, incarne la force de la foi et la promesse d’une vie éternelle. Laccent mis sur la vitalité du corps contraste avec la tradition de la représentation du Christ souffrant, proposant une perspective plus optimiste et spirituelle de la Passion. Il y a une interrogation implicite sur la nature de la souffrance et la capacité humaine à transcender la douleur par la foi.