Arnold Böcklin – #45573
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À gauche, un groupe de figures se tient dans un paysage verdoyant, baigné dune lumière diffuse. Une femme, allongée sur un lit de fleurs, semble sombrer dans un sommeil profond, tandis quun homme, vêtu dun costume clair, la regarde avec une expression dinquiétude ou de regret. Au premier plan, une figure ailée, peut-être un putto, se tient à lenvers, son corps appuyé sur un grand chapeau noir, ajoutant une touche détrangeté et de désarroi à lensemble. La scène suggère la fin dune idylle, ou peut-être la perte dun rêve.
Au centre, la composition est dominée par une femme, représentée en plein mouvement, comme si elle se laissait tomber dune hauteur. Ses bras sont levés, comme pour se protéger, et son visage est tourné vers le bas, révélant une expression de résignation ou de tristesse. Une fumée épaisse, presque palpable, lentoure, obscurcissant le sol et créant une impression de vertige et de désorientation. Cette scène centrale est sans conteste la plus dramatique et la plus énigmatique, évoquant la fragilité de lexistence et linéluctabilité du destin. L’inscription en bas, De Venus Genetrix, ajoute une dimension mythologique, possiblement suggérant une déchéance de la figure maternelle et créatrice.
Enfin, à droite, on voit un groupe de personnages actifs, sembler occupés par une tâche laborieuse : la cueillette de fruits ou de légumes. Un homme grimpe à un arbre, tandis quune jeune femme est assise près dun panier rempli de récoltes. Malgré l’activité, une certaine tristesse et lassitude émanent des visages, contrastant avec le dynamisme de la scène. Cette dernière partie semble introduire une notion de travail, de nécessité, peut-être comme une tentative de reconstruire après la perte évoquée dans les scènes précédentes.
Lensemble de la triptyque est marqué par une palette de couleurs sombres et terreuses, rehaussée par des touches de lumière chaude et dorée. La technique picturale, avec ses coups de pinceau larges et expressifs, contribue à latmosphère générale de mélancolie et de désespoir. Labsence de clarté narrative, combinée à la superposition déléments symboliques, invite à une interprétation subjective et à une réflexion sur les thèmes de la perte, de la fragilité et de la condition humaine. Il y a une certaine tension entre le paysage idyllique initial et la chute centrale, comme si la beauté et linnocence étaient irrémédiablement compromises.