Adriaen Ysenbrandt Isenbrandt – ISENBRANT Adriaen Rest during the Flight to Egypt 2
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œuvre nous offre une scène intimiste, centrée sur une figure féminine absorbée dans un geste nourricier. Elle est assise sur un amas rocheux, drapée dun tissu rouge flamboyant qui contraste avec le fond plus sombre et atmosphérique. La femme, au visage serein et aux yeux clos, semble trouver un répit dans cet instant de calme. Elle allaite un enfant dont le corps charnu et les traits expressifs captent immédiatement lattention. Lenfant, solidement agrippé à sa mère, semble totalement dépendant de celle-ci.
Derrière cette scène centrale, un paysage urbain se dévoile, d’une complexité étonnante. On distingue des bâtiments aux toits pointus, des ponts en arc, une rivière sinueuse et une ville lointaine, baignée dune lumière bleutée. Ce décor, dune richesse et dune précision minutieuses, contraste fortement avec la simplicité et lintimité de la scène au premier plan. Il suggère une fuite, un déplacement, un exil. La présence de ce paysage urbain, densément peuplé, pose implicitement la question du refuge et de la sécurité recherchée.
Plusieurs éléments contribuent à l’ambiance particulière de cette œuvre. Un arbre sombre et imposant, dominant le côté gauche, semble encadrer la scène et la protéger. Une sorte de bête, peut-être un chien ou un loup, se tient à larrière-plan, observant la scène avec une vigilance silencieuse. Il pourrait symboliser la menace, le danger qui guette, mais aussi la protection et la fidélité.
Le jeu de lumière est également significatif. La lumière semble émaner du ciel lointain, baignant la ville dune aura douce et mystérieuse. Elle éclaire également la figure de la mère et de l’enfant, soulignant leur importance et leur vulnérabilité.
On perçoit une tension palpable entre l’intimité de la scène et la menace du monde extérieur. Lœuvre évoque un moment de répit au milieu dune épreuve, une pause nécessaire avant de reprendre le chemin, une quête de sécurité dans un environnement hostile. L’association de la maternité et d’un paysage urbain, à la fois familier et menaçant, ouvre à des interprétations multiples, oscillant entre le refuge, la fuite, la protection et la vulnérabilité. Le détail du bâton planté au premier plan ajoute une note dincertitude et de questionnement.