Part 6 Prado Museum – Weyden, Roger van der (Discípulo de) -- La Crucifixión
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Lœuvre présente une scène de crucifixion centrale, dominée par la figure du Christ en croix, positionnée au sommet de la composition. Son corps, exposé et marqué par la souffrance, est éclairé dune lumière diffuse qui accentue la vulnérabilité de la chair. La posture du Christ est empreinte dune résignation silencieuse, son regard semblant perdu dans une contemplation douloureuse.
En bas de la toile, plusieurs personnages expriment leur deuil et leur douleur. Une figure féminine, drapée dans de riches étoffes bleues et blanches, se tient près du pied de la croix, le visage tourné vers le ciel dans une prière silencieuse. Une autre femme, vêtue dune robe beige, sagenouille au pied de la croix, le visage enfoui dans ses mains, signe dun chagrin intense. Un crâne, posé au pied de la croix, rappelle le thème de la mortalité et de la vanité des choses terrestres, un memento mori classique dans liconographie chrétienne.
Sur le côté gauche de la peinture, un homme en manteau rouge soutient une femme, dont le visage est marqué par lémotion. Plus loin, une autre femme, aux cheveux blonds, observe la scène, son expression suggérant à la fois la tristesse et leffroi. À droite, une figure drapée de noir, le visage dissimulé sous un voile, exprime un chagrin discret mais profond.
Larrière-plan est constitué dun paysage montagneux, rendu avec une certaine rigueur descriptive. Une route serpente à travers les collines, évoquant le chemin de croix et le périple douloureux du Christ vers le calvaire. Le ciel est dun bleu pâle, presque monochrome, ce qui contribue à latmosphère de solennité et de recueillement qui imprègne lensemble de la scène.
L’organisation spatiale est typique de la peinture flamande de la fin du XVe siècle, avec une perspective atmosphérique qui crée une impression de profondeur. Lattention portée aux détails, notamment dans la représentation des étoffes et des visages, témoigne dun souci de réalisme.
Au-delà de la narration évangélique, lœuvre propose une méditation sur la souffrance, la mort et le deuil. La présence du crâne et le paysage austère invitent le spectateur à une réflexion sur la condition humaine et la fragilité de lexistence. L’ensemble suggère une invitation à la compassion et à la contemplation spirituelle face à lépreuve.