Part 6 Prado Museum – Pradilla y Ortiz, Francisco -- Doña Juana la Loca ante el sepulcro de su esposo, Felipe el Hermoso
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Lœuvre nous présente un moment de deuil, apparemment solennel, mais empreint dune profonde mélancolie et dune certaine confusion. Au centre de la composition, une femme vêtue de noir, dissimulant son visage sous un voile, se tient agenouillée devant un sarcophage. Lobscurité de ses vêtements contraste vivement avec le ton plus clair du sarcophage, attirant immédiatement le regard du spectateur vers elle. Lexpression cachée sous le voile, impossible à déchiffrer, suggère une douleur immense, peut-être mêlée de regret ou de remords.
Autour delle, une foule indistincte samasse, formant une masse sombre et floue. Leur présence, bien que nombreuse, semble plutôt passive, comme spectateurs impuissants face à l’événement. La distance qui les sépare de la femme en noir souligne son isolement et son désespoir. Quelques figures individuelles, plus proches, semblent offrir un soutien discret, mais leur expression est difficile à discerner dans le flou général.
Larrière-plan est dominé par un ciel nuageux et menaçant, évoquant une atmosphère pesante et orageuse. Quelques arbres dénudés se dressent à droite, leurs branches sombres pointant vers le ciel, renforçant le sentiment de tristesse et de désolation. L’horizon, indistinct, laisse entrevoir une étendue de terres, peut-être un paysage urbain lointain, mais il reste voilé par la brume et le brouillard, accentuant l’impression d’incertitude et d’éloignement.
Léclairage est diffus et sombre, créant une ambiance dramatique et solennelle. Les ombres profondes accentuent la tristesse et l’isolement de la femme au premier plan. La palette de couleurs est restreinte, dominée par des tons sombres de noir, de gris et de brun, avec quelques touches de rouge dans les vêtements de certaines figures à l’arrière-plan.
Plusieurs subtextes se dégagent de cette scène. Il y a une notion de perte, de deuil et de souffrance, bien sûr, mais aussi une interrogation sur le rôle du destin et de lhistoire. La femme voilée, figée dans son deuil, semble incarner la fragilité humaine face aux vicissitudes de la vie. La foule anonyme, témoin silencieux, pourrait symboliser lindifférence du monde face à la douleur individuelle. Enfin, le paysage hivernal et désolé suggère un sentiment de fin, de désespoir et dabsence despoir. Lensemble évoque une réflexion sur la condition humaine, sur la transience de la vie et sur les conséquences des actions passées.