Kunsthistorisches Museum – Marten van Cleve I -- Oxen and the Butcher’s
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Lœuvre nous confronte à une scène de boucherie, dune intensité saisissante. Au centre, suspendu par des cordes, un imposant cadavre bovin domine l’espace. Sa dissection est minutieuse et révélatrice, exposant une anatomie interne dune précision presque scientifique. Lartiste ne sest pas contenté de représenter la réalité brute, il a cherché à mettre en évidence la complexité de la structure organique, avec une attention particulière portée au squelette et aux muscles.
Deux personnages sont occupés à travailler sur la carcasse. Lun, vêtu dune tunique claire et portant un panier, semble manipuler la viande avec une certaine dextérité. Lautre, plus robuste, manipule un outil lourd, suggérant une tâche plus physique. Leur posture et leurs expressions sont concentrées, révélant lapplication et leffort nécessaires à ce métier.
En arrière-plan, un espace ouvert laisse entrevoir un paysage urbain, avec des bâtiments et des figures humaines. Cette perspective suggère une connexion entre le monde de la production alimentaire et le monde extérieur, évoquant la distribution et la consommation de la viande. Des enfants observent la scène avec curiosité, peut-être une allégorie de la transmission des savoirs et des traditions.
Au premier plan, des éléments divers viennent compléter le tableau : un panier contenant un porc déjà partiellement préparé, une bassine remplie dun liquide sombre, une hache posée sur le sol, et un chien, attentif à lactivité qui se déroule. Ces objets contribuent à latmosphère générale et soulignent laspect utilitaire et pragmatique de la scène.
Lensemble de la composition évoque des thèmes complexes, tels que la mortalité, la transformation, le travail manuel, et la relation entre lhomme et la nature. La représentation crue de la dissection, bien que choquante, est traitée avec une certaine esthétique, révélant à la fois la brutalité et la beauté de la vie. Lutilisation de la lumière et des couleurs renforce limpact visuel de la scène, créant une tension entre le macabre et le quotidien. On perçoit une méditation sur le cycle de la vie et de la mort, et sur le rôle de lhomme dans ce processus.