Kunsthistorisches Museum – Hugo van der Goes -- Saint Genoveva
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On observe une figure féminine, drapée dans un tissu ample et clair, se tenant debout dans un espace architectural en retrait. Le fond, sombre et uniforme, met en valeur la pâleur de la peau et la blancheur du vêtement. Larchitecture en question, encadrée par un arc gothique finement décoré, suggère un lieu sacré, un espace de recueillement. En haut de larche, une sculpture de putti, à l’air mélancolique, semble observer la scène.
La figure centrale est absorbée dans la lecture dun livre ouvert. Un petit dragon, représenté avec une certaine délicatesse, est posé sur le livre, sa tête penchée vers la page. Ce détail est particulièrement frappant. Le dragon, traditionnellement symbole de péché, de tentation, ou de la puissance du mal, est ici représenté de manière étonnamment docile, presque affectueux. Il semble, au contraire, offrir une forme de protection, ou peut-être même de sagesse.
Le regard de la femme est baissé, concentré sur les mots qu’elle lit, mais une certaine tristesse se lit dans ses yeux, un air de profonde méditation. Elle ne regarde ni le spectateur, ni le dragon. Cette absence de contact visuel renforce limpression dune introspection intense, dune lutte intérieure.
Linscription gravée en bas, SANCTA OENOVEFA, donne des indications sur lidentité de la figure représentée, tout en soulignant le caractère sacré de l’œuvre.
Le traitement de la lumière est subtil. Elle vient de lavant, modelant la figure et accentuant la profondeur des drapés. La surface semble avoir été travaillée dans un souci de réalisme, presque comme une sculpture polychrome. La composition globale, verticale et statique, inspire un sentiment de calme et de sérénité, malgré la présence du dragon, qui ajoute une dimension symbolique complexe. La juxtaposition du divin (la figure de la sainte) et du diabolique (le dragon) suscite une réflexion sur la foi, la tentation, et la capacité de transcender le mal. On peut y voir une allégorie de la lutte spirituelle, où la vertu triomphe, non pas par la force, mais par la sagesse et la prière.