Samuel Dircksz Van Hoogstraten – Still life with a hanging cockerel and a prowling cat
Emplacement: Johnny van Haeften Gallery, London.
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Lœuvre nous présente une nature morte théâtrale, dominée par la présence dun coq suspendu par le cou, noué par un ruban bleu. L’oiseau, à l’allure imposante, est représenté avec un souci du détail remarquable, chaque plume rendue avec précision, accentuant l’impression de réalisme. La tête, penchée, laisse apparaître une crête rouge vif, point de contraste saisissant sur le plumage blanc.
En contrebas, sur une table drapée dun tissu vert foncé, on aperçoit une petite volaille, probablement une caille, à moitié dissimulée dans un amas de plumes. Cette présence suggère une scène de chasse ou de préparation dun repas, où le coq serait le plat principal.
Lélément le plus intrigant est sans doute le chat. Il se tient en arrière-plan, tapi dans lombre, son regard perçant fixé sur le coq. L’animal est peint avec une expression de tension, de concentration, presque de convoitise. Il semble prêt à bondir, prêt à saisir lopportunité qui se présente.
La composition est construite autour dun jeu de contrastes : la lumière vive qui éclaire le coq et la caille, contre lobscurité qui enveloppe le chat et les rideaux sombres en arrière-plan. Le ruban bleu, vif et artificiel, tranche avec le caractère brut et animal de la scène.
Au-delà de la simple représentation dune nature morte, lœuvre semble explorer une tension sous-jacente. Le coq, symbole de virilité et de fierté, est suspendu, vaincu. Le chat, prédateur rusé, observe, attendant son heure. On décèle ici une allégorie potentielle sur la fragilité de la vie, la nature implacable de la prédation, ou encore le passage du temps et la mort. Le regard du chat, intense et calculateur, invite le spectateur à une réflexion sur la condition humaine et son rapport au monde animal. La scène, bien que statique, est chargée d’une énergie palpable, dune tension dramatique qui captive et interroge.