Robert Delaunay – #11242
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On distingue, malgré la déconstruction, ce qui pourrait être lébauche dune ville. Des structures verticales, évoquant des bâtiments ou des maisons, sélèvent à partir dune base sombre et indistincte. Ces architectures ne sont pas représentées de manière figurative ; elles sont réduites à des facettes géométriques, des triangles et des rectangles qui simbriquent et se chevauchent.
Une palette chromatique restreinte domine la composition : des bleus profonds, des gris froids, des noirs intenses, et quelques touches de blanc qui créent des contrastes saisissants. Une nuance orangée, discrète, apparaît en arrière-plan, ajoutant une légère chaleur à lensemble. Cette palette sombre contribue à une atmosphère de mélancolie et de tension.
Labsence de profondeur spatiale conventionnelle, ainsi que la déformation des volumes, suggèrent une rupture avec la représentation réaliste. On perçoit une volonté de capturer non pas lapparence visuelle de la ville, mais plutôt une impression, une sensation, peut-être un sentiment de désorientation ou danxiété face à lurbanisme moderne.
Le motif répétitif des formes angulaires et le rythme visuel créé par la disposition des plans pourraient évoquer une certaine industrialisation, une uniformisation de lespace urbain qui écrase lindividualité. Lœuvre ne propose pas une narration linéaire, mais plutôt une exploration de la structure, de la décomposition et de la recomposition de la réalité. La fragmentation suggère aussi une instabilité, une vulnérabilité, comme si la ville elle-même était en proie à une force destructrice. Il y a dans cette œuvre une suggestion deffacement, une perte de repères.