Jan Provost – Death And The Miser
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Le panneau de droite, en revanche, est dominé par une figure macabre : une personnification de la Mort, squelette drapé dun simple tissu blanc. Celui-ci s’approche du comptable, lui présentant une feuille de papier, comme pour exiger un règlement de comptes final. La lumière est ici plus crue, révélant la blancheur osseuse du squelette et soulignant lexpression de surprise, voire de terreur, sur le visage dun personnage qui se tient derrière lui. Ce dernier, vêtu d’une capote sombre, observe la scène avec une inquiétude palpable. Le fond, sombre et indistinct, suggère labîme vers lequel lhomme est irrémédiablement conduit.
La juxtaposition de ces deux scènes est riche en subtexts. L’artiste explore ici le thème de la vanité des richesses et de l’inéluctabilité de la mort. L’avarice, incarnée par le comptable, est dénoncée comme une illusion, une distraction qui l’empêche de percevoir la réalité de sa condition humaine. La Mort, figure implacable et silencieuse, vient réclamer ce qui lui est dû, rappelant que toutes les possessions terrestres sont éphémères.
Le diptyque semble donc proposer une réflexion morale, une mise en garde contre lattachement excessif aux biens matériels. L’auteur, par un contraste saisissant entre la richesse et la mort, invite le spectateur à méditer sur la fragilité de l’existence et la nécessité de se tourner vers des valeurs plus durables. Lensemble est empreint dune intensité émotionnelle qui frappe le spectateur et le confronte à son propre rapport à la mortalité.