Rijksmuseum: part 4 – Ruisdael, Jacob Isaacksz. van -- Landschap met waterval, 1668
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au-delà de la cascade, le regard est guidé vers un arrière-plan plus calme et serein. Une végétation dense, constituée darbres aux feuillages variés, occupe une place prépondérante. On distingue des chênes imposants, dont les branches se courbent sous le poids des années, ainsi que des bouleaux aux écorces blanches qui tranchent avec la sombre palette de couleurs du premier plan. Le traitement de la lumière sur ces arbres révèle une maîtrise de la technique picturale, suggérant la texture rugueuse des troncs et la délicatesse des feuilles.
Le ciel, chargé de nuages imposants et volumineux, contribue à latmosphère générale de lœuvre. La lumière diffuse qui filtre à travers les nuages crée un jeu dombres et de lumières qui souligne le relief du paysage. On perçoit, au loin, une étendue verdoyante, peut-être un champ ou une prairie, qui sétend jusquà lhorizon. Une faible brume semble flotter au-dessus de cette zone lointaine, créant une impression de profondeur et dimmensité.
L’ensemble de la composition évoque un sentiment de contemplation et de sérénité. L’artiste semble avoir voulu saisir non seulement l’apparence visuelle du paysage, mais aussi son atmosphère, ses émotions, sa poésie silencieuse. Le contraste entre la violence de la cascade et la tranquillité de larrière-plan pourrait suggérer la dualité de la nature, à la fois destructrice et créatrice. Il ny a pas de figures humaines, ce qui renforce l’impression dune nature sauvage et autonome, indifférente à la présence de lhomme. On devine une réflexion sur le temps qui passe, sur la fragilité de lexistence humaine face à la grandeur de la nature.