Rijksmuseum: part 4 – Velde, Jan Jansz. van de (III) -- Stilleven met roemer, fluit, aarden kruik en pijpen, 1651
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
On y observe immédiatement un grand verre, dun ambre profond, occupant une place centrale. Sa forme ample et courbée attire le regard, tandis que la lumière, subtilement réfléchie, suggère un contenu liquide, probablement du vin. À côté, une petite soucoupe en faïence bleue et blanche abrite une poignée d’olisiboes, ces petites huîtres confites, souvent représentées dans les natures mortes de lépoque, témoignant dun commerce luxueux et dune certaine raffinement.
Plusieurs autres objets complètent l’assemblage : des coquillages d’huîtres, dont la nacre irisée capte la lumière, un citron à la peau brillante, une cruche en terre cuite à l’aspect rustique, et un assortiment de pipes, accompagnées d’un briquet à peine visible. Ces derniers éléments introduisent une dimension plus triviale et masculine, contrastant avec lélégance des huîtres et du verre.
La palette de couleurs est dominée par des tons sombres et riches : bruns, noirs, ocres, rehaussés par les éclats de blanc des coquillages et le jaune vif du citron. Le clair-obscur, caractéristique du style, accentue le volume des objets et crée une impression de profondeur.
Au-delà de la simple représentation d’objets, cette nature morte semble explorer la dualité entre léphémère et le durable, entre le luxe et la banalité. Les aliments et les boissons, symboles de plaisir et de délectation, rappellent la fuite du temps et la fragilité de lexistence. Lensemble suggère une réflexion sur la vanité des choses, un thème récurrent dans lart du XVIIe siècle. La disposition apparemment aléatoire des objets révèle en réalité une composition réfléchie, qui invite le spectateur à méditer sur la condition humaine et la nature transitoire du monde. On perçoit, en filigrane, un appel à savourer le moment présent, car il est unique et irrévocable.